SCÈNE V
(Le tlicàlrc change et repréicnle rappirli'ment Inlérieur de Cujnclj. Porte au fond; porte h fauche, damnant dans d'autres chambres. A droite, un escalier dérobe et une croisée donnant sur la n cr.)
RITTA, seule, assise près de la table à droite et réva.l; COJLELO, iorlant de l'appartement .i gauche.
COJLELO, à !a ca-ilonide.
Reposez-vous d'abord en cet appaf-fetnent, Mon cher hôte. . on attend quelques amis encore, De vrais amis, qu'ainsi que vous j'honore!
RITTA, se le ant et s'approchânl de Cojncl».
Vous donnez donc, mou père, à souper?
COJLELO.
Oui, VI aiment!
RITTA
Vous ne m'en disiez rien!
COJUELO.
Ce n'est pas nécessaire!
RITTA
Pour faire les honneurs!..
COJLELO.
Tu ne paraîtras point!
(A demi-voix.)
Demain, c'est différent! Nous aurons, je l'espère, Le grand corréaidor... un prétendu, ma chère!
RITTA, à pari.
Oclel!
(Haut.)
Lui que l'on dit avide au dernier point! Vous êtes donc bien riche!..
COJL'ELO, secouint la tête arec .satisfaction.
Eh mais!..
RITTA
Et jtlus j'y pense, Moins je puis concevoir une telle o|iulence! A Biirtro^, l'an dernier, pauvre petit marchand!.. A Cadix, aujouid'liui, rirhe négoriant!
LOJUELO, i.»cc humeur.
Que t'importe?
RITTA
Beaucoup! .. S'il est quelqu'un que j'aime!.. Et (lui soit pauvre, ainsi que je l'étais moi-même!.. COJUELO.
Qui? ce mauvais sujet!..
RITTA
Qu'en savez-vous, hélas! Vous ne le connaissiez pas !
COJUELO.
Raison de plus! . C'est pendant mon absence
LA XAGARILLA.
Qu'à Biirgos, l'autre aunéc, il te faisait la cour! Un soliiat !.. qui n'a rien!..
BITTA.
Et qui, par sa vaillance, Veut, au priv de son san^, mériter mon amour I
coji:elo.
Et moi, je ne veux pas d'un gendre de la sorte. Et, s'il revient jamais, je le mets à la porte!
RITTA, à larl.
Grand Dieu!
COJIJELO.
Je suis bon père!., et pour donner ta main, Je te laisse du temps!
RlTTA.
Lequel?
COJUELO.
Jusqu'à demain!
(11 sorl par U porte au fond.)