SCÈNE VI
RlTTA, seule.
Mon Dieu! que dois-Je taire?
Faut-il, en ma douleur, Obéir à mon père^ Obéir à mon cœur?
Quoi! parjure et traîtresse, J'oublierais son amour !
Quand j'ai fait la promesse D'attendre son retour !
Mon Dieu! que dois-je f.iire?
Faut-il, en ma douleur, Obéir à mon père, Obéir à mon cœur?
GAVATINE.
Amant lidele.
Ma voix t'appelle!
Peine cruelle
Vient m'éi>rouver!
Que ton cœui' tendre
Puisse m'entendre !
Viens me défendre
Et me sauver!
Et vous, gentilles demoiselles, A qui l'on donne un vieil époux, Pour être à vos parents rebelles.
Dites-moi... comment faites-vous
Car je veux et je doi A jamais conserver ma foi!
Amant fidèle, M.i voix t'appelle !
Peine cruelle Vient m'éprouver ! Sincère et tendre.
Daigne m'entendre; Viens me défendre Et me sauver!
SCEiNE Vil.
H'iTTA, assise el la lèle appuyée sur sa main; LAZMIII.LO, sorlont de l'appartenieiit à gauche.
LAZAKILLO, à pari.
Dans cet appartement ils sont une douzaine Qui fument tous!., sans dire un mot:
Qui sont-ils?., et qui les amène?
Je n'ose leur parler de peur d'être eu défaut !
De [teur surtout qu'on ne me congédif .\vant le souper !
(S'avançant >;t apercevant Ritia qui ne li; vuil |ia-.) Ciel!., en croirai-je mes yeux!
U1TT.\, levant la lèle et poussant nn cri.
U.ll llli
C'est toi :