I.AZARILLO
Ma Hitla!.. mon amie !
Tors DEIX.
Ot toi (pie je vois tu i. > lunx !
DUO
O délice suprême !
Je revois ce (jue j'aime j
Le bonheur m'est rendu,
Et ta douce présence Ranime l'espérance En mon cœur éperdu.
LAZARILLO
La fortune contraire A repoussé mes vœux.
RlTTA.
Et voilà que mou père M'impose d'autn;s nœuds!
LAZARII.LO.
Je reviens misérabli; !
RITTA
Moi! le malbeur m'accable!
LAZARILLO
Mais c'est toi !
RITTA
Je U: voi!
LAZARILLO
Te voilà!
RlTTA.
Près lie moi!
ENSEMBLE
,-. 0 délice suprême !
Je revois ce que j'aime ; Le boubeur m'est rendu.
Et ta douce présence Ranime l'esjiérance En mou cœur éperdu!
RITTA
Mais qui t'a conduit dans ces lieux?
LAZARILLO
Le maître du logis !
RlTTA.
Mon père!
Lui qui voulait, dans sa colère, Te cbasser !..
LAZARILLO
D'un air gracieux Voilà qu'il m'invite à sa table!
RlTTA.
C'est impossible!
LAZARILLO
Dès ce soir!
Il est un talisman, magique et redoutable. Que le hasard me donne, et qui, par son pouvoir. Désarme tous les cœurs, ouvre toutes les portes. Et change en dévouement les haines les j)lus fortes I
RlTTA.
Un talisman, dis-tu?
LAZARILLO
Que je ne comprends i>as !
RlTTA.
Et c'est?..
LAZARILLO
Une chanson !
RITTA, haussant l'épaule.
Allons!
LAZARILLO
Tu le verras!
RITTA
0 trouble! ô funeste folie!
Qui soudain viennent le saisir!
Hélas! sur sa raison ravie.
Mon Dieu! me faut-il donc gémir.'
LAZARILLO
Par l'amour seul me fut ravie La raison qui semble me fuir!
C'est de toi tpie vient ma folie, Et je n'en veux jamais guérir !
ENSEMBLE
LAZARILLO
C'est toi que j'aime.
Mou bien suprême.
Plus que moi-même.
Plus que mes joiirs Plus de détresse, J'ai pour richesse Et ma promesse Et mes amours!
LA XACARILLA.
RITTA
C'est toi que j'aime, Mun bien supième!
Plus que moi-même.
Plus que mes jouis!
Ma crainte cesse; Plus de tristesse.
J'ai ta promesse Et tes amours!
LAZARIt,LO.
Oui, ponr toi seule je respire.
RlTTA.
Pour toi Je brave tout danser!
LAZARILLO
La fortune doit nous sourire,
RITTA
Et l'amuur doit nous protéger.
ENSEMBLE
C'est toi que j'aime, Mon bien suprême.
Plus fjue moi-même.
Plus que mes jours!
Ma )
j { crainte cesse.
Plus de tristesse.
J'ai ta promesse Et tes amours!
(Il l'embrasse an moment où Cojuëlo parail j !.i porte du fond.)