‹ Œuvres complètes de E. Scribe (volume 3)Chapitre 776 sur 783 · TRIO · texte numérisé non relu

TRIO

("OJUF.LO, à part, avec humeur.

Ma fille en tète-à-tète avec cet étranger !

(Il fait un pis vers lu', mais Lazarillu vient de prendre uj;e mandoline qu'il .1 trouvée sur une lable et fredoiine l'air de la Xacarilia. Cojuéln, qui s'avanriit en colère, s'arrête, prend à l'instant un air gr.ieieux et dit à Lazanllo :)

Ah! pardon!., si je viens vous déranger!

(L'ensemble suivant est un laigo, ^ici'onira^'né par l.i Xacarilia, qui joue seulement ''ans l'orclicste )

ensemdi.e.

RITTA

Quelle aventure singulière!

I^ui si terrible et si m clianl !

.Soudain s'apaise sa culere, Et le voilà dou\ et tremblant !

lAZARILLO.

Déjà s'apaise sa colère !

Lui si terrible et si méchant, Le voilà réduit à se taire !

0 céleste pouvoir du citant!

COJUELO.

Il faut réprimer ma colère!

Redoutons leur ressentiment !

Oublions que nous sommes iière, Ne disons rien, soyons jifudenl.

LAZARILLO, à ( ojiiëlo, qui s'a(ipiocl;i' de lui.

D'enseigner, moi je me pique!

Je donne à la signora Une leçon de musique Sur cette Xacarilia!..

Que vous savez !..

(.OJL'ELO, à part.

Le compère A ma fille en veut conter; Mais on peut le laisser faire; Bientôt il va nous quitter.

(H.iut, et s'approchant de Lazarillo , qui, pendant cet apparié, s'ea r à causer avec Rilla )

Pardon, paidon, mon camarade, D'interrompre la sérénade!..

D'affaires il faut s'occuper.

LAZARILLO, i part.

Tant pis!

(Haut.) «

Comment... avant souper?

COJDELO.

Oui, oui, je suis pressé; car je suis, d'ordinaire. Et le payeur et le caissier ; Vous le savez...

LAZARILLO, avec enibanas.

On ne peut se fier.

Certainement... à des mains plu? honnêtes...

COJUELO.

Par moi, fidèlement, les parts ont été faites ;

(Lui glissant une bouise dans la main.)

Voici la vôtre, en or!

LAZARILLO, stupéfait.

0 ciel ! que vois-je là?

(a Ritta.) Une bourse pesante !

COJUELO, à Lazaraio.

Eh bien! donc, prenez-la!

LAZARILLO

Que lui-même il me donne !

RITTA, à demi-voix.

Eh bien! donc, pienez-la.

COJUELO.

Prenez-la !

LAZARILLO

0 surprise! ô merveille!

Je ne sais si je veille !

Mais l'amour me conseille De toujours recevoir.

C'est charmant! c'est unique!

0 talisman magique !

0 divine musique!

Tout cède à ton pouvoir!

COJUELO. en riant.

C'est bien, c'est à merveille!

Probité sans pareille.

Qui jamais ne surveille Et ne veut rien savoir!

Confrère pacifique!

Qui, simple et véridique.

Croit à l'arithmétique Et reçoit sans rien voir !

RITTA, bas, à Lajarillo.

0 surjirise! ô merveille!

Je ne sais si je veille !

Mais ramour te conseille Ici de recevoir.

C'est charmant! c'est uni(pie!

0 talisman magique !

0 divine musique!

Tout cède à ton pouvoir!

LAZARILLO, à f.ojii.Mo.

Je ne sais, ce[iendant, si ji; dois areepter. .

Cnjl ELO.

Pourquoi donc ?..

LAZARILLO

Avant tout, il faut qu'on sojl honnête, Et nous aurions tous les deu\ à compter.

COJUELO, vivement et à d.rni-vnix

Silence ! ô ciel!., sur votre tète!

LAZARILLO

Permettez, cependant...

COJUELO, de niéi, c.

N'allons pas discuter !..

A réclamer si l'on commem-e Nous n'en finirons pas ; ils vont réel iiiier tous !

LAZARILLO

Quoi ! vous voulez?

COJUELO, de même.

Voire silence.

Tenez ! .

(Lui glissant une autre boirse dans la main.) LAZ\RILL0, la montrant en des.-ous à Rilta.

Deux fois autant !

COJUELO, à dcini-ïoix et d'un coté.

Prenez et faisez-voii~!

lUriA, du l'aulic, à dciiii-vo!i.

Preucz tuil'uuli- ! . Prenez et tiiisoz-vuus

COJUELO.

i- rompiendsà mervc illi'!

L'jitérèt le coiiseill.!

Sun œil qui^e surveille Ici veut tout savoir! Tùclions qui; ri n ii'i:\i.li(|iie L'erreur (ranthnHlique Que ma main trup niûiliquô A commise ce soir.

LAZAniLI.0.

0 surpris;! ù ni(ivc;ile!

Je ne s.iis si je veille!

Mais l'amour me conseille I),j toujours recevoir.

C'est cliarmaul! c'est uui(iue!

0 talisman uiairique!

0 divine musique !

Tout celle à ton pouvoir,

IllTTA.

0 surprise ! o merveille!

Je ne sais si je veille !

Mais l'amour te conseille Ici de recevoir.

C'est charmant! c'est unique!

0 talisman magique!

0 divine musique!

Tout cetle à ton pouvoir !

r.OJLELO, à Uilla, avec Imineur.

Ma fille, lai-.«;ez-nous!

LA'/.AIULU), bas, à Riila, pendant q le Cojiië'o va serrer ce qui lui reste d'argeni ilani son surrelaire-

Et comment nous revoir?

RITTa, hu.

Dans cette salle... à div heures ., ce soir!

LAZ\1ULL0, de uiêxe.

J'y serai...

UITTA.

Moi de mè-me !

LAZAR1LI.0,

A dix heures ce soir!

(R Ua r. nlre dan- l'a|ipartenienl à gauche, el Cojuëlo, se ra^pproclnnt de Lazaiillo, lui du à d.iiil-ïO \ :)

N'oici tons nos amis!

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