TRIO
("OJUF.LO, à part, avec humeur.
Ma fille en tète-à-tète avec cet étranger !
(Il fait un pis vers lu', mais Lazarillu vient de prendre uj;e mandoline qu'il .1 trouvée sur une lable et fredoiine l'air de la Xacarilia. Cojuéln, qui s'avanriit en colère, s'arrête, prend à l'instant un air gr.ieieux et dit à Lazanllo :)
Ah! pardon!., si je viens vous déranger!
(L'ensemble suivant est un laigo, ^ici'onira^'né par l.i Xacarilia, qui joue seulement ''ans l'orclicste )
ensemdi.e.
RITTA
Quelle aventure singulière!
I^ui si terrible et si m clianl !
.Soudain s'apaise sa culere, Et le voilà dou\ et tremblant !
lAZARILLO.
Déjà s'apaise sa colère !
Lui si terrible et si méchant, Le voilà réduit à se taire !
0 céleste pouvoir du citant!
COJUELO.
Il faut réprimer ma colère!
Redoutons leur ressentiment !
Oublions que nous sommes iière, Ne disons rien, soyons jifudenl.
LAZARILLO, à ( ojiiëlo, qui s'a(ipiocl;i' de lui.
D'enseigner, moi je me pique!
Je donne à la signora Une leçon de musique Sur cette Xacarilia!..
Que vous savez !..
(.OJL'ELO, à part.
Le compère A ma fille en veut conter; Mais on peut le laisser faire; Bientôt il va nous quitter.
(H.iut, et s'approchant de Lazarillo , qui, pendant cet apparié, s'ea r à causer avec Rilla )
Pardon, paidon, mon camarade, D'interrompre la sérénade!..
D'affaires il faut s'occuper.
LAZARILLO, i part.
Tant pis!
(Haut.) «
Comment... avant souper?
COJDELO.
Oui, oui, je suis pressé; car je suis, d'ordinaire. Et le payeur et le caissier ; Vous le savez...
LAZARILLO, avec enibanas.
On ne peut se fier.
Certainement... à des mains plu? honnêtes...
COJUELO.
Par moi, fidèlement, les parts ont été faites ;
(Lui glissant une bouise dans la main.)
Voici la vôtre, en or!
LAZARILLO, stupéfait.
0 ciel ! que vois-je là?
(a Ritta.) Une bourse pesante !
COJUELO, à Lazaraio.
Eh bien! donc, prenez-la!
LAZARILLO
Que lui-même il me donne !
RITTA, à demi-voix.
Eh bien! donc, pienez-la.
COJUELO.
Prenez-la !
LAZARILLO
0 surprise! ô merveille!
Je ne sais si je veille !
Mais l'amour me conseille De toujours recevoir.
C'est charmant! c'est unique!
0 talisman magique !
0 divine musique!
Tout cède à ton pouvoir!
COJUELO. en riant.
C'est bien, c'est à merveille!
Probité sans pareille.
Qui jamais ne surveille Et ne veut rien savoir!
Confrère pacifique!
Qui, simple et véridique.
Croit à l'arithmétique Et reçoit sans rien voir !
RITTA, bas, à Lajarillo.
0 surjirise! ô merveille!
Je ne sais si je veille !
Mais ramour te conseille Ici de recevoir.
C'est charmant! c'est uni(pie!
0 talisman magique !
0 divine musique!
Tout cède à ton pouvoir!
LAZARILLO, à f.ojii.Mo.
Je ne sais, ce[iendant, si ji; dois areepter. .
Cnjl ELO.
Pourquoi donc ?..
LAZARILLO
Avant tout, il faut qu'on sojl honnête, Et nous aurions tous les deu\ à compter.
COJUELO, vivement et à d.rni-vnix
Silence ! ô ciel!., sur votre tète!
LAZARILLO
Permettez, cependant...
COJUELO, de niéi, c.
N'allons pas discuter !..
A réclamer si l'on commem-e Nous n'en finirons pas ; ils vont réel iiiier tous !
LAZARILLO
Quoi ! vous voulez?
COJUELO, de même.
Voire silence.
Tenez ! .
(Lui glissant une autre boirse dans la main.) LAZ\RILL0, la montrant en des.-ous à Rilta.
Deux fois autant !
COJUELO, à dcini-ïoix et d'un coté.
Prenez et faisez-voii~!
lUriA, du l'aulic, à dciiii-vo!i.
Preucz tuil'uuli- ! . Prenez et tiiisoz-vuus
COJUELO.
i- rompiendsà mervc illi'!
L'jitérèt le coiiseill.!
Sun œil qui^e surveille Ici veut tout savoir! Tùclions qui; ri n ii'i:\i.li(|iie L'erreur (ranthnHlique Que ma main trup niûiliquô A commise ce soir.
LAZAniLI.0.
0 surpris;! ù ni(ivc;ile!
Je ne s.iis si je veille!
Mais l'amour me conseille I),j toujours recevoir.
C'est cliarmaul! c'est uui(iue!
0 talisman uiairique!
0 divine musique !
Tout celle à ton pouvoir,
IllTTA.
0 surprise ! o merveille!
Je ne sais si je veille !
Mais l'amour te conseille Ici de recevoir.
C'est charmant! c'est unique!
0 talisman magique!
0 divine musique!
Tout cetle à ton pouvoir !
r.OJLELO, à Uilla, avec Imineur.
Ma fille, lai-.«;ez-nous!
LA'/.AIULU), bas, à Riila, pendant q le Cojiië'o va serrer ce qui lui reste d'argeni ilani son surrelaire-
Et comment nous revoir?
RITTa, hu.
Dans cette salle... à div heures ., ce soir!
LAZ\1ULL0, de uiêxe.
J'y serai...
UITTA.
Moi de mè-me !
LAZAR1LI.0,
A dix heures ce soir!
(R Ua r. nlre dan- l'a|ipartenienl à gauche, el Cojuëlo, se ra^pproclnnt de Lazaiillo, lui du à d.iiil-ïO \ :)
N'oici tons nos amis!