I.AZAUILLO, avec euibarraj
Je les trouve nombreux?
C(JJUELO.
Oui! c'est pour le banquet d'adieu!
LAZAIULLO, de même.
Pour le ban(iuet... d'adieu...
COJIELO.
Vous savez...
LAZARILLO lui répo:id par un signe affir.nalif, cl dil » pari : Taisons-nous! seul moyen d'être habile!
(Toul Cela s'e.l dll rapidemeul à voix li.isse el --ur la ritournelle du cluriir suivant, sur lai|nelle tdul le monde es: entre.)
GHtEUR, en sourdine.
Dans le mystère et dans la nuit, Marchons sans peur, marchons s.\ns biuit. C'est ici le secret réduit Où l'amitié nous réunit.
(Pli ieurs convives, nionlr.inl Laianl'o, (jni cause, .\ gauche vi»emc il cl .\ vo.x basse avec Cojucio.)
Quel est donc ce nouveau venu Qui parle avec, noire hôte à voix basse? sais-tu C.' qu'il est?..
UM AUTRE r.OHVIVE, KMir répondant.
Un des sijiis!.. le patron du naviro Oui doit sans doute nous conduire, Et qu'il s'était chargé «l'avoir. Il en répond!
LES AITKES CONVIVES.
C'est durèrent !
iTiaversanl le lliéilre cl passai. l \v!^i de Liiaul'o <iu'ils enUnironl«*
Sur vos Soins, votre adresse.
Nous comiitons tous ; de vous dépend notre richesse !
(Lui lenilaiit la main.)
Touchez la ! touchez la !
LAZAIULLO, leur (donnant la n ain a>cc ilonnc ucnt.
Voici qui me coid'oiid!
( OJLELO, à pari, regardant de lo n Laiari.bj mluuré des rontives. C'est un des cliefs! un chef dune jurande influence! Cela Se devine d'avance, Kien qu'aux amitiés qu'ds lui font.
TOUS, à T«ix haute.
A table ! à table !
(Puis sur un gesle d'elTroi de tiojuëlo, ili reprennent tous à voix basse le motif de leur choeur d'en réc.)
\ table! à table! et dans la nuit Buvons sans peur, buvons sans bruit; Tout nous jtrotétre en ce réduit Où l'amitié nous réunit!
(Pendant ce chœur ils se n.etlcnt tous à table.) COJLELO. à L î.iiila.
Vous avez la parole, et vous pouvez la prendre.
LAZARILLO, Iruublé.
Qui? moi?..
(Se remettant.)
Pailer au lieu de boire ; c'est un tort!