SCENE II
LE GRAND-DUC, LE PRINCE DE NEUBOURG, qui sont entres ensemble par la gauche du spectateur.
LE GRAKD-Duc. Je VOUS le répète, prince de Neubourg, c'est contre mon gré; mais puisque vous l'exigez...
LE PRINCE. Oui, sans doute, je me suis déjà brouillé avec la princesse, et je crois. Monseigneur, que j'aurais aussi le courage de me tâcher avec votre altL-sSe, si elle me refusait la grâce que je lui demande.
LE GBAND-DL'C, souriant. Jc TOis qu'il est bon d'être lie vos amis : Linsberg restera. Qu'il vienne aujourd'hui seulement, quand nous serons tous ici réunis, taire des excuses à ma fille, et que pendant huit ou dix jours il s'abstienne de paraître devant elle.
LE PRINCE. Je vous remercie, Monseiarneur, jo n'attendais pas moins de votre altesse ; et la preuve, c'est que d'avance j'avais fait prévenir M. de Linsberg de se rendre auprès de moi.
LE GRAND-DUC, souriant. A la bonne heure! Ce qui m'inquiète maintenant, c'est votre réconciliation avec ma fille : je crois cependant que ce n'est pas impossible, et qu'un simple billet, quelques phrases de galanterie...
LE PRINCE. Des phrases de galanterie ! Vous trouvez cela facile?
LE GRAND-DUC. Pour VOUS, Sans doute, quiètes toujours d'une recherche, d'une attention!.. Je n'en veux d'aulies preuves que ce que je vois, {Regardant autour de lui.) des fleurs nouvelles dans le mois de janvier ! voilà qui est admirable!
LE PRINCE. Vous trouvez... J'en suis enchanté! C'est une idée de mailemoiselle de Wedel ; car pour moi je ne me serais jamais avisé de dévaster toutes les serres des environs pour offrir à ces dames des roses au milieu de
lliivcr. J'avoue que j'aurais eu la p'itiunce et la bonlioniio d'attendre le printemps.
LE CRAND-Duc. Adlcu, prince; à tantAt. Vous viendrez me prendre pour la fèto; je vous attendrai. {Il sort par la droite.)