‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 101 sur 809 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

WILIIKM, Garçons jArdiniehs, Domestiques, Hommes et Femmes lia château, eniriinl pur te fond.

CIKTEUR.

De fleurs et de festons Oécornns ces salons; Pour cette auguste fêle, Amis, que tout s'apprête; Et que tout vienne oH'rir L'image dn plaisir.

WILHEM

Du liai déj.i la sftlle est préparée; D'arbustes et de fleurs mes soins l'ont dé.'oréc.

Que ces grands seigneurs sont heureux!

'fous les plaisirs sont faits pour eux : G' matin un' cours' magnifique, Maint'nant des dans's, d' la musique.

A voix basse.) Mais écoulez-moi bien. Tantôt l'on a laissé Des traîneaux sur le lac glacé, Et nous pourrions, pendant la félc, Nous donner en cachette Un plaisir de grand seigneur.

TOCS.

Un p.aisir de grand seigneur!

wiLUEM, à une dés jeunes filles.

De vous conduir' j'aurai riiouncar; Ne craignez rien, jeune fillette, Et comme dit la chansonnette...

TÛl^S.

Voyons, voyons, que dit la chansonuelte'? COUPLETS.

PREMIER COUPLET

Lorsque l'hiver enchaîne les flots,

Jeunes beautés, ,avec audace, Accourez à ces plaisirs nouveaux ; L'Amour peut guider vos traîneaux; Nul danger ne vous mcnaee.

Mais il est au printemps Des périls bien plus grands !

Prés de vous quand avec gr:'icc Un danseur vient soudaiji Vous présenter la main.

Ma Suzon, Ma Lison, Pour danser.

Pour valser.

Ne va pas le presser.

Il est plus dangereux de glisser Sur le gazon que sur la glace.

Il est trop dangereu.x de glissir; If'illettes, craignez de danser.

OEtlXlÉME COUPLET.

Quand, sur la glace, en traîneau brillant, Galmcnt on passe et l'on repasse.

Si parfois arrive un accident.

On se relève promptoment!

Sans danger l'on se ramassSi

LA NRlGE.

M;iis sur l'iicrhe, cri tlnnvat;!, Ali! c'est liicn ililIV'rciit!

Du faux pas (|ni la iiiunaco, Une fillette, hélas!

Ne se relève pas.

Ma Suzon,

Ma Lison, etc., etc.

TROISIÈME COUPLET

Sans te troubler, laisse, vieux mari.

Ta femme courir sur la glace ; L Amour n'est là qu'un entant transi; Ailleurs il est plus dégourdi :

C'est au bois qu'il vous menace.

Qu'un tendron imiirudint Fasse un' chute en dansant) Pour l'époux quelle disgrâce!

Car c'est lui, tout k coup, Qui r'çoit le contre-cuup.

Ma Suzoï), Ma Lison, etc., etc.

Mais taisons-nous, faisons silence.

C'est le grand-duc qui s'avance.

C'est lui-même! c'est MonsuigneurI

WILHEM

Vite il l'ouvrage, et tous avec ardeur.i» REPRISE DU CHIÏUR.

De fleurs et de festons

Décorons ces salons :

Pour cette auguste tète,

Amis, que tout s'apprêtoj

Et ((ue tout vienne offrir

L'image du plaisir.

{Sur la ritournelle ils saluent le. grand-duc qui entre, et qui de la main leur fait signe de se retirer. Ils sortent.)

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