SCENE IX
Les ruiiCLDEMs; MII.ORD, passant entre eux (îc»w.
TRIO
hiloud,
DiMvl! l)i-,ivil
l'AMÉLA.
;\lil tul.iil vous?
MILORD
Oui, Milu.ly.
l'AMELA.
NuiH fjisions du la imisic|uc.
MILORD
Je n'aime pas la iniisiciiii;.
ENSEMDLEi
PAMÉLA
Coinhien mol j'aimais la musiinic!
File me plaisait foi 1 ; Mais je vois, c'est iiiiii|iic, Qu'elle ennuyait MilorJ.
Jamais avec îliiartl, Nous ue sommes J'acconl.
LE MARQUIS
Bravo, bravo, c'est la musiiiue Qui nous a mis J'ai'cord; Il faudra qu'on s'cxpiapie Et qu'on m'instruise eucor.
Enlevons à Milord Et sa femme et son or.
MILORD
Toujours ensemble, c'est uniipin.
Ils sont très-bien d'accord; Aussi cette musique A moi me déplait fort, Et peut faire du toit A riionneur d'un milord.
PAMÉLA. Nous répétions cette barcnrolle...
MILORD. C'était bienaimable à vous iicndantqui:jom'impaticntais, moi, pour lu punch.
LE M.vRQi'is. Permettez dune, Milord, puis(lue vous preniez du puncli, nous poavions bien l'aire de la musique.
MILORD. Oui, si j'en avais pris! mais je n'en prenais jias, j'en attendais.
LE MARyns. Que ne le disiez-vous? Holà ! quelqu'un !
MILORD. Ce élait pas besoin; je avais plus soif, je l'avais perdu le soif.
LE MARQi'is. Depuis la perle de vos diamants!
MILORD. Oui, cela, et puis autre chose encore.
LE MARQius. Ah ! mon Dieu ! est-ce qu'il serait arrivé malheur à ces cinq cent mille francs eu or que vous alliez placer à Livourne'?
BiLOUD. Je les avais toujours.
LE MARQïis. Ah ! tant mieux ! je respire, car si vous les aviez jierdus, j'en aurais été aussi fAclié que vous-même.
PAMELA. Que vous étiez bon!
LE MARQUIS. Ce que j'en disais, c'ét;iit pour vous offrir mon portefeuille.
MILORD. Je remerciais vous. {Tirant son portefeuille.) Je avais déjà regarni le mien.
LE MARQUIS. Et comnieut cela'/ comment avez-vous pu sauver votre or 't
MILORD.' Par un moyen bien adroit que je ne disais à personne.
LE MARQUIS. Vous avcz de l'esprit.
MILORD. Je croyais bien.
PAMELA. II. avait changé les pièces d'or en billets de banque, il les avait fait coudre.
LE MARQUIS, virement. Où cela?
MILORD, riant. Devinez.
LE MARQUIS. Moi, je ne devine jamais rien.
MiLnni). D.i ,s iimn luibil, et dans la rohe de .Milady.
LE MARQris. Il Serait possible ! (Regardant ta robe de Pamcla.) Ce tissu rlKirniant et pr^'ciens... (Se retournant en riant ver.i Milonl.) C'est impayable.
HII.0LD, riant aussi. Yes, yes, uous étions tout cousus d'or.
LE MARQUIS. C'est bon à savoir. (Pu rc ivnmrnt on entend en dehors une marche .f/iicrriiTC. .Mihrd et l'uinéla vont rejarder par le fond.)
FIN.AL
jilLORD ET PAMÉlA.
Écoulez !
Le Marquis.
Quelle est donc cette marche giicrrIiVe ? DEPrij ET Gi.KCuMo entrent mystérieusement et disent à demi-voix au marquis, sur le devai^t du théâtre. Un brigadier et des soldats Qui vers ces lieuv portent leurs pas.
Fuyons
Jamais! Poltrons, du cœur!
BEPPO
Je n'en ai guère..
LE MARQUIS
-auprès de moi u'èles-vous pas?