‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 165 sur 809 · FRAY ANTONIO · texte numérisé non relu

FRAY ANTONIO

Maléfice !

CARLO, à part.

(Haut, à Ferilinand } 11 est sauvé!.. Je prouverai comment.

Il n'oflcnsa jamais le sainl-oflice.

FERDINAND, 0060 co/èr« et faisant signe d'emmener

Il a fait plus I

CABLO, à parti 0 ciel!

FERDINAND

Un attentat plus grand ' U n'a pas cf;iint, dans son ardeur coupable, D'offenser la jeunesse, ainsi ijue la vertu! {À voix basse, à Carlo.) Dans ce palais, moi-même je l'ai vu,

{Serrant la main dé Carlo.) Aux pieds de cette fille... Oui... d'elle! GARLo, o part.

Il est perdu !

A voix basse, au rui.) Inspirez-iilôi, gfânds dieux! Et d'un forfait semblable S'il avait le droit '?

FERDINAND

Lui!..

CARLO

S'il était son mari?

FERDINAND. û

Lui .. lui!... son mari!

{Faisant un geste aux gens qui ilans ce moment entraînent Rafaël).

Uparl.) tu Instant, Messieurs... Son mari!

ENSEUBLE.

FERDINAND, à part.

Oriel! qu'entcnds-je? où suis-Jo? Mais le ciel qui l'exige.

Au silence m'oblitrc; Epargnons son destin.

Oui, l'hjmen qui l'engage Le sauve de ma rage.

Et fait taire l'oràgc Qui grondait dans mon soin.

ANTONIO ET LE CHOEUR, r.'(;arilant Carlo. 0 surprise ! X> prodi(.'0 !

Il commande !.. il exige...

A sa voix, il dirige Ce puissant souverain.

Je comptais, dans ma raie.

Sur son prorhain naufrafie; Mais il parle!... et l'orago Se dissipe soudain !

VARGAS

0 surprise! ô prodige!

Ah! j'en ai le vertige.

Comme il veut, il dirige Un puissant souverain!

Par un fAobcux pi'ésage.

Je craignais un naufrage} Mais il parle., et l'orage Se dissipe souilain,

RAFAËL

J'attendais ce prodige Auquel l'honneur l'oblige; Il doit, quand je l'exige.

Veiller sur mon destin.

(.1 Vargas.) Dé;.i, perdant courage.

Tu craignais un naufrage ; Mais il jiarle... et l'orage Se dissipe soudain.

CARLO, regardant Rafaël.

A tromper, il m'ublige; Mais son salut l'exige ; Que le ciel me dirige ! Et me guide en chemin.

Pour détourner l'oragC) Hâtons ce mariage.

Sinon, tout me présage Un naufrage certain.

CARLO, bas, à Fenlinnnd.

Pour mieux calmer encor le Irouljle de votre âme. Ordonnez qu'd s'éloigne à l'instant du palais.

FERDINAND

Non?...

{A part ) il emmènerait sa femme !

El no plus la voir! .. ah! je ne pourrai jamais! [Haut.) Don Rafaël! approchez...

RAFAËL, timidement.

Qui? moi, sire?

FBftDlNAND.

D'un instant de colère, oubliez le délire, Vous êtes libre ! *

RAFAËL, VARGAS, FRAY ANTONIO, ofcc étonnemcnt. 0 ciel!

FERDINAND

J'annule cet àrrét!

Je vous attache à ma personne?

RAFAËL, serrant la main de CarlOt Merci,

FERDINAND

Je vous donne Dans mes gardes le brevet De colonel!...

HG

LA PART DU DIABLE

RAFAËL, has, à Carlo.

Merci! .

VARGAS

J'en reste stupéfait!

{A Kafael.) Et tout cela n'a rien qui vous étonne?

RAFAËL

Je te l'avais bien dit : pourquoi me déranger? [montrant Carlo.)

C'est lui qui doit me protéger.

ENSEMBLE

FERDINAND

Doux espoir! doux prestige!

Mon amour qui l'exige.

De son époux m'oliligc A parer le destin.

Amour, toi qui m'engages, Dissipe les nuages ; Viens calmer les orages Qui grondent dans mou sein

VARGAS

0 surprise ! ô prodige !

Ali! j'en ai le vertige!

Comme il veut, il dirige Un puissant souverain !

Par un fâcheux présage.

Je craignais un naufrage; Mais il parle... et l'orage Se dissipe soudain!

RAFAËL, à Vargas.

J'attendais ce prodige Auquel l'honneur l'oblige, etc.

Page 1