FRAY ANTONIO
Maléfice !
CARLO, à part.
(Haut, à Ferilinand } 11 est sauvé!.. Je prouverai comment.
Il n'oflcnsa jamais le sainl-oflice.
FERDINAND, 0060 co/èr« et faisant signe d'emmener
Il a fait plus I
CABLO, à parti 0 ciel!
FERDINAND
Un attentat plus grand ' U n'a pas cf;iint, dans son ardeur coupable, D'offenser la jeunesse, ainsi ijue la vertu! {À voix basse, à Carlo.) Dans ce palais, moi-même je l'ai vu,
{Serrant la main dé Carlo.) Aux pieds de cette fille... Oui... d'elle! GARLo, o part.
Il est perdu !
A voix basse, au rui.) Inspirez-iilôi, gfânds dieux! Et d'un forfait semblable S'il avait le droit '?
FERDINAND
Lui!..
CARLO
S'il était son mari?
FERDINAND. û
Lui .. lui!... son mari!
{Faisant un geste aux gens qui ilans ce moment entraînent Rafaël).
Uparl.) tu Instant, Messieurs... Son mari!
ENSEUBLE.
FERDINAND, à part.
Oriel! qu'entcnds-je? où suis-Jo? Mais le ciel qui l'exige.
Au silence m'oblitrc; Epargnons son destin.
Oui, l'hjmen qui l'engage Le sauve de ma rage.
Et fait taire l'oràgc Qui grondait dans mon soin.
ANTONIO ET LE CHOEUR, r.'(;arilant Carlo. 0 surprise ! X> prodi(.'0 !
Il commande !.. il exige...
A sa voix, il dirige Ce puissant souverain.
Je comptais, dans ma raie.
Sur son prorhain naufrafie; Mais il parle!... et l'orago Se dissipe soudain !
VARGAS
0 surprise! ô prodige!
Ah! j'en ai le vertige.
Comme il veut, il dirige Un puissant souverain!
Par un fAobcux pi'ésage.
Je craignais un naufrage} Mais il parle., et l'orage Se dissipe souilain,
RAFAËL
J'attendais ce prodige Auquel l'honneur l'oblige; Il doit, quand je l'exige.
Veiller sur mon destin.
(.1 Vargas.) Dé;.i, perdant courage.
Tu craignais un naufrage ; Mais il jiarle... et l'orage Se dissipe soudain.
CARLO, regardant Rafaël.
A tromper, il m'ublige; Mais son salut l'exige ; Que le ciel me dirige ! Et me guide en chemin.
Pour détourner l'oragC) Hâtons ce mariage.
Sinon, tout me présage Un naufrage certain.
CARLO, bas, à Fenlinnnd.
Pour mieux calmer encor le Irouljle de votre âme. Ordonnez qu'd s'éloigne à l'instant du palais.
FERDINAND
Non?...
{A part ) il emmènerait sa femme !
El no plus la voir! .. ah! je ne pourrai jamais! [Haut.) Don Rafaël! approchez...
RAFAËL, timidement.
Qui? moi, sire?
FBftDlNAND.
D'un instant de colère, oubliez le délire, Vous êtes libre ! *
RAFAËL, VARGAS, FRAY ANTONIO, ofcc étonnemcnt. 0 ciel!
FERDINAND
J'annule cet àrrét!
Je vous attache à ma personne?
RAFAËL, serrant la main de CarlOt Merci,
FERDINAND
Je vous donne Dans mes gardes le brevet De colonel!...
HG
LA PART DU DIABLE
RAFAËL, has, à Carlo.
Merci! .
VARGAS
J'en reste stupéfait!
{A Kafael.) Et tout cela n'a rien qui vous étonne?
RAFAËL
Je te l'avais bien dit : pourquoi me déranger? [montrant Carlo.)
C'est lui qui doit me protéger.
ENSEMBLE
FERDINAND
Doux espoir! doux prestige!
Mon amour qui l'exige.
De son époux m'oliligc A parer le destin.
Amour, toi qui m'engages, Dissipe les nuages ; Viens calmer les orages Qui grondent dans mou sein
VARGAS
0 surprise ! ô prodige !
Ali! j'en ai le vertige!
Comme il veut, il dirige Un puissant souverain !
Par un fâcheux présage.
Je craignais un naufrage; Mais il parle... et l'orage Se dissipe soudain!
RAFAËL, à Vargas.
J'attendais ce prodige Auquel l'honneur l'oblige, etc.