C.ÏSILDA
Ou me retient la main !
BAFAEL, tenant la main gauche.
Celle-ci?
CASILDA, montrant la droite.
Non pas, l'aijlre!
RAFAËL, passant à droite.
Ah! serait-ce Asmodée!.. invisible et présent?
CASILDA, moft/r«n( sa gauche.
Eh mais! de ce côté, le voilà, maintenant! . [Comme si elle relirait sa main gauche que l'on tient.) Finissez...
RAFAËL, qui, dans ce motnent, vient de porter à son cceur et à ses lèvres la main gauche de Casilda.) Qu'est-ce donc''
CASILDA.
Je défends qu'on me touche!
Il presse encor m* main sur son Lœur, sur sa bouche I RAFAËL, quittant la main qu'il tenait.
0 ciel!,, je m'srcéte en trouiblantl..
ENSEMBLE
RAFAËL
Infernale malice, I.e bonheur que j'oblienj Le moindr.! bénéfice Devient soudain le sien!
Ah ! T'est vraim nt terrible, Même dans mes amours, Ce démon invisible ■Veut partager toujours.
CASILDA.
Par ce dou'î malélicc.
Moi, je ne crains plus rien ; Et vois, avec malice.
Quel tourment est le sien.
Ah ! c'est vraiment terrible, Même dans ses amours, Ce déinoa iuvisiblJ Veut parUiger toujours.
BAFAEL, ayant l'air de s'adresser à quelqu'un qui est dans l'appartement.
Apprenez que de vutj\' a'idace, Diinon ou lutin, jo me la;se!
(Quittant la main droite de Casilda.) Si jo veux bien quitter sa main...
CASILDA, montrant sa miin gauche.
Voilà (piil la ipiitte so.nJiin!
RAi-AEL, reculant lie quc'ques pas.
Et si je iii'éluiL'ne d'ici...
CASiLDA, <le même.
Le voilà qui s'éloigne aussi !
RAFAËL, faisant quelques pas vers elle. Je n'entends pis céder mes dro.ts...
CASILDA, de minte.
Il se rapproche, je le crois !
RAFAËL, lui prenant la main droite et Jombant à ses
genoux.
Car tous (leui l'amour nous Ciidialue!
cAsii.uA, montrant sa ma n gauche.
Il me (Oliuut... je le sens-bien !
RAFAËL
Ma part est donc toujours la sienne, Et mon bonheur toujours le sien?
CASILDA.
Le voila même à mes genou.\.
RAFAËL
A vos genuuv!