C.«LO
Désormais, sire, je ne le puis!
de roi, étonné.
Moi chanter!
Et la raison?
LE BOI
Ah ! tu souffres aussi!..
CARLO
J'ai trop de chagrins.
LE BOI
Vous!
CARLO
Oui, sire !
s'adoucissant.
qu'as-tu donc?
CAjao.
Une sœur Qu'on voudrait m'enlever, que l'on voudrait séduire ! LE ROI. ,
Qui donc?
CARLO
Un noble et grand 'seigneur !
LE ROI
Son nom?
CARLO
Je ne saurais le dire Qu'à Votre M.ijesté! .
LE noi, à sa femme.
Madame! un seul instant!
De grâce...
(.4».r autres personnes de la cour.) Et vous, Messieurs, qu'on se retire!
{Toute la cour SiTTelire de quelques pas, au fond du théâtre. La reine s'asseoit sur le fauteuil à droite. — Carlo et It roi restent seuls sur le devant de la scène.) LE ROI, à Carlo.
Il n'est personne ici d'assez haut, d'assez grand. Pour se mettre au-dessus des lois... j'en fais serment I Ce séducteur: quel est-il donc?
Vous, sire !
(L'orchestre joue le motif de la romance du prenxicr acte, sur lequel Carlo fait le récit suivant ;) (Reyardant l'inquisiteur.) De la reine ils craignaient le tendre dévoilmont. Ces pieux conseillers dont la perfide adresse Voulait vous entraîner aux |ii ds d'une maîtresse. Vous condu re au divorce et former d'autres nœuds Pour s'enrichir... La preuve eu est là sous vos ycui!.. (Il lui remet divers papiers.)
LE ROI, les parcourant.
Ociel!..
{Avec une colère concentrée.) Ainsi, par vous, la reine a dû connaître Les torts dont je rougis!..
CARLO, vivement.
Je le jure, 6 mon roi, La reine ne sait rien !
(Montrant Rafa'él et Casilda ) Ni lui!., ni ma sœur! moi, Moi seul de vos secrets suis maître ; Ordonnez mon trépas!., ils mourront avec moi! Qu'a ce prix le repos dans votre cœur revienne. Que l'innocence en vous retrouve un défenseur! El fidèle à l'honneur, et fidèle à la reine. Rendez-lui son épouv!.. et rendez-moi ma sœur! (Pendant ce temps et sur un signe de Carlo, Catilda s'est avancée doucement .) CAKLo ET CASILDA, ensemble.
0 roi de la terre !
0 noble seigneur.
Que notre pi icre AiTive à ton cœur!
LA PART DU DIABLE
C'est par la puissance
Que turégnuras:
Mais pur la clémence
Au ciel tu vivras !
LE noi.
Leurs accents si touchants Ont calmé tous mes sens!
Oui, je cède et me rends A leurs nobles accents !
CAnUO ET CASILDA.
Ah! ah! ah! ;\h\ ah!
Ah! ah! ah! ah! ah!
Ah! ah! ah! ah!
Ah! ,di! ah! ali! ah!
'La reine et le eliœur s'dpjiToekent | LE ROI, allant à la reine.
A vous, Madame, tout à vous ; ( Iteiiiirdant l'inquisiteur.) Plus (reniiemis désormais entre nous!
(.1 Rafaël.) Quant à vous, épousez celle qui tous est chère. Comte de Pujcerda, marquis de Pennallor...
VAIIGAS.
Quoi! de nouveaux titres encor...
RAFAËL, à Carlo, qui lui a parlé bas pendant les vers
précédents.
Que tu ne prendras pas, cette fois...
CABLO.
Au contraire !
Et pour les partager au gré de votre cœur. Je les prends et les donne. .
RAFAËL
A qui donc?
CARLO, montrant Casihla.
.\ ma sœui !
{Souriant et les regardant tous.) J'ai tenu ma promesse, et dans cette demeure, Chacun aura sa part.
RAFAËL, à Carlo.
Oui, mais la tienne, à toi'' CARLO, l'unissant à sa sœur.
Je vous vois tous heureux... et vous l'êtes par moi... Ma part est la meilk'ure.
CHCEUR, montrant le roi.
Que nos soins, notre tendresse, I.e suérisseut de ses maux ; Quf par lui rc-L'iient sans cesse Le houlieur et le repos!
LA SlIiLlNI'
LA SIRENE
oriiRA COMIQl'E EN TROIS ACTES BCiH-cteutptiiaurluprciulôrpfal^, l'a l'orlNiSiir Içtliéittro royal de rOpéiM-Cgiiihitic, le SU mars iHii.
ÎIL'.SI-QUE DE .M. AUDER.
■ ^ ^ --- -JiipT- .
LE DUC DE POPOLI, gouverneur dos
Ahruzzo^ MM. Ricq'Jieu.
BOLBAYA , directeur des siicotacles
do la fOur • ; ■ i . • Henri.
SCOPETTO, avciiluricr. .,...., Roger.
Vcrsonmiors.
SCII'IOX, jeune marin
l'ECClIIONEjComiiagiion de Sco|)clto.
ZEULINA, jeune ijaysannc, sœur do
Sro|iello. , , . . .
MATHÉA, servante. ,,,,,,,,,
Arpn.\N.
DiVliRSOY.
E.WOYE.
l'nCYOST.
la scène se passe d :ns les Abruzzes.