SCE.\E VI
ZERLIN.\, (JaMj l'intérieur de l'auberge, SCipiON, puis BOLBAYA, paraissant au-dessus, dans la foret.
BOLBAVA, à Scipion, qui marche devant lui. Pas si vile .. daignez m'allendre !
SCIPION, regardant autour de lui.
Nous sommes égarés par ma faute !
BOLBAVA.
âOui, vraiment!
In, et pour suivre en courant, La sirène !
SOIPION.
A deux pas nous avions cru l'entendre !
BOLBAVA.
Et marchant dans le bois au hasard..,
SCIPION
Nous voilà Peut-être à l'opposé do la Pietra Nera, Ou nous étions certains qu'elle devait se rendre! Comment y retourner?
BOLBAYA.
Ma foi, je suis trop las!
SCIPION, prèfanf l'oreille au-dessous de lui. Taisez-^OHS !
BOLBAYA, avec frayeur.
Elle encor!.. Nous n'en sortirons pas!
{Pendint ce dialogue, Zerlina a mis tout «n ordre dans l'auberge.)
ZERLINA
DEUXIEME COUPLET
Aux jours de notre enfance.
Nous n'avions en nos vœux Qu'uD cœur, une espérance, Qu'une Ame pour nou.s deux!
P.ar la chaîne éternelle Qui te lie avec moi.
Reviens, ma voix t'appelle j Reviens, ou près de toi Rappelle-moi!
SCIPION, dans la forêt.
A mon amour fidèle, Et fidèle à ma foi.
C'est ma voix qui t'appelle, Je suis auprès ilatoi!
ZERLINA, écoutant.
C'est sa voix qui m'.ippelle !
Est-ce toi? réponds-moi! Oui, réponds-moi!
0 Dieu! vous m'avez exaucée!
Est-ce son Ame, ou plutôt est-ce lui
Qui revient vers saflahcée?
BOLBAYA, à Scipion, qui veut l'entraîner. A parler vrai, mon jeune ami, J'aime autant être loin d'ici.
SCIPION
Partez sans moi, je resie ici.
(Appelant à huule voix.) Zerlina ! Zerlina I
LA SIRÈNE
ZEHLiNA, « elle- r.ème Ah! courons firi'vonii' mon IVèro !
SOIPION.
Zcriina, m^ chfre Zcrlina !
ZERLINA
Attcndeï-moi... Je rêvions!
{EUe sort par la primière porlc à droile, en rcjnnlunt toujuufs Scipion.)
SCIÏNE Vil.