‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 2 sur 809 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

CHOEUR DE CARABINIERS, LORENZO, ZERLINE, dans un coin.

INTRODUCTION

CHOEUR

En bons nnlit.iires.

Buvons à pleins verres :

LAC.NY. — lni|iiiiiiinit liï VliLlT cl Cie. — JV» 1 |

l'iO

FHADIAVOLO.

1,0 vin au comliat

Suuliont le soldat.

Il mine à la fîloiro^

Donne la victoire.

(.1 Lorenzo]

Biii;i\iliL'i' romain,

Vi'rso-uons du vin I

En lions militaires,

Uuvons à iileius \orrcs :

Le vin ai('cQnil)at

Soutient le solJat.

pi.rsicrBS c.iRABiNiEns.

S'il Inmliail on notre puissanoo Ce liaudit, rc chul' veduuU'', Nous aurions donc iimir récouviK'use...

Vin;;t millo écus J

PLUSIEURS CABAmNlERi,

En vurilé»

LOBENZO.

Tout autant!

TOUS

Saus cointitcr Ki gloire!

Allon>, iiolro liole, allouSj à boa'r!

[Enlfe ilaihéo qui a)ifiurle de iioia elles ci'ac/ic s </« ii»i et letiie eclles qui sont vides.) Vinu't mUc oeuSj nous les aurous !

Et mort ou vit' nous le piendrons.

Nous le jurons, nous le jurons!

Eu Iwus Hiililaires, Buvons à ^ileins verres :

Le vin au combat Soutient le soldat.

maTUCO, s'adressunl à i-urenzo. qui pendant ce lemiu a'esl tenu à t'évart, triste et peitsil'. Lors(iue c'est vous iiui leur paj'Oi rasadiS, Qu"av,.c eux on vous voie au moins lu verre en m lin.

LORENZO

CuviZ sans moi, buvez, mes camarai\oi- LE CHŒUR, à demi-voix.

Le brigadier a du cliigriii.

MATHEO, (i part.

Moi, ^C crois deviner d'où provient "ce chagrin.

{Haut ) Demain, mes cliers seigneurs, ma Qlle se mai'-o Au lirlie Knincesco, fermier de ce CtUito(n. Je vous invile tous!

LORENZO, à part.

Plutiit perdre la vie!

LE CnOEL'R.

Du via!.. Du vin !

MATUtn.

Je vais eu clierclicr. et du lion ^ (// sur:.) zcRMNE, s'approchaiit de Lorenzo.

Lo;o;:zo, vous parlez?

LORENZO

Je vais à la moulagnc Coinijattre ces brigands, et puissé-.c y périr !

ZEBLINE.

0 ciel !

LORENZO

D"un autre, hélas! vous serez la conipajjne. Votre péMe le veut, je n'ai plus qu à mourirl

NOCTUUNE A DEUX VOIX.

PREMIER COUPLET

ZERLI.NE.

Cher Lorenzo, conservons l'esi^éiancc.

LORENZO

En resle-t-il à tpii perd ses amours?

ZEBLINE.

Reste du moins, c'est calmer ma soiitri ancc.

lori:nzo.

Adieu, peut-être pour toiijouis!

DEUXIÈME COUPLET

ZEBLINE.

Mes vœux, hélas ! au combat vont te suivre.

LOBENZO.

Ou'ai-jo besoin de penser à mes jours?

ZERLlNE.

Ail! pense à moi, qui sans toi ne peux vivre.

LORENZO

Adieu! peut-être pour toujours!

{En ce moment «i» entend uti ijrand hruit au deliors; (OU'H l^s carabiniers se lèvent.)

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