SCÈNE IV
Un des tableaux qui occupent le panneau du milieu glisse dans l'épaisseur de la muraille et laisse voir les voûtes d'un vaste édilice. Les matelots qu'on a vus à la première scène pai aissent à l'ouverture ; ils sont armés et suivis de plusieurs de leurs compagnons.
CHŒUR
C'est dans la nuit et le mystère Qu'il faut accomplir nos desseins !
Mallicur! malheur au téméraire Qu'un sort fatal livre en nos mains!
En silence avançons !
(Apercevant Edmond.) Ah I le voici!.. Frappons!
(Ils entourent Edmond et lèvent sur lui leurs poignards.) EDMOND , rêvant et chantant gaiement.
En avant, conscrit, en avant !
Qu'au champ d'honneur la mort est belle! La victoire nous attend.
En avant, en avant !
CHŒUR
Le voilà sans défense , Et sans crainte il dort.
N'importe, la prudence Nous commande sa mort.
[Ils entourent tuas Edmond encriantavec force.) Oui , sa mort!
EDMOND, se réveillant en sursaut et se levant à moitié endormi.
A moi, soldats! entendez-vous ces cris?
Marchons!..
(Frottant ses yeux et regardant autour de lui.)
Que vois-je? est-ce un prestige?
CHŒUR
Tais-toi! tais-toi!
EDMOND
Que voulez-vous? où suis-je?
CHŒUR
Dans les mains de tes ennemis^
INSEMBLE.
CHŒUR
Ton imprudence et ton audace Ont dans ces lieux conduit tes pas.
Point de pitié! non, point de grâce.
Notre intérêt veut ton trépas.
EDMOND
Quel est le sort qui me menace.
Et qui peut donc armer leurs br^is?
Daignez me répoudre, de grice !
Pourquoi voulez-vous mon trépas?
EDMOND
Pour quel crime m'êter la vieî CHŒUR.
Il faut mourir! rien ne peut nous fléchir.
Que vous ai-je fait, je vous prie?
LE SERMENT
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EDUOHD ctend sa main powr rappeler ea promeèse. — Acte 2
CHŒUR
Il fiiut nous suivrej allons, il faut moinir. EDMOND, avec rage.
Mourir sans tlofendre mes jours !
Je suis sans armes , sans secours!
Eli quoi! dt'jà perdre la vie , Quand l'avenir m'était si doux !
0 ma maîtresse ! (5 ma patrie 1 Je meurs, et ce n'est pas pour vous.
CHŒUR
Ton imprudence et ton audace Ont dans ces lieux conduit tes pas; Point de pitié! non , point de grâce ! Notre intérêt veut ton trépas.
Marchons, marchons ! nous voulons ton trépas.
{[Is ont saisi Edmond et vont l'entraîner dans l'intérieur du château.)