‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 231 sur 809 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

Les précédents, ANDIOL et MARIE.

ANDIOL, à sa tille.

Que l'on soit gaie, entends-tu?.. Je le veux!

MAniE, à part.

Cachons les pleurs qui coulent de mes yeux.

Où pourrais-je jamais trouver un pareil gendre?

De ma ruine il me sauve, et son or Plus que je ne l'étais m'a rendu riche encor.

MARIE

Je le sais.

ANDIOL

Aux honneurs qu'ici l'on vient te rendre, Il faut répondre alors par un air de bonheur !

MARIE

Il le faut donc! c'est l'ordre de mon père;

Rien ne saurait désarmer sa rigueur!

Il tant, hélas ! pour combler ma misère,

Donner ma main quand un autre a mon cœur ! [Des jeunes filles à qui le capitaine a eu l'air de donner des ordres s'approchent de Marie et lui offrent des bouquets; Andiol pousse sa fille du coude pour l'engager à les remercier.)

LE CAPITAINE

Allons, songeons au mariage; Avant une heure il faut que l'hymen nous engage ; Je vais tout disposer. Pour vous, en attendant,

Beau-pcre, voici mon présenl.

(/( lui donne une bourse pleine d'or.)

ENSEMBLE

ANDIOL

Quel bonheur est le mien!

Que sa richesse est grande! Quelque prix qu'on demande.

L'or ne lui coûte rien.

Quelle dot! je la lieu.

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