SCÈNE XI
M. DE BRUCHSAL, MICHEL.
MICHEL, tout effaré. .\h! Monsieur, où allez-vous? M. DE BRUCHSAL. Cela ne te regarde pas! MICHEL, l'arrêtant. Si, Monsieur; vous n'irez pas. M. DE BRUCHSAL. Comment?
MICHEL. Je ne vous quitte pas, je m'attache à vous; je sais que vous allez vous battre!
M. DE BRUCHSAL. Moi !..
MICHEL. N'essayez pas de le nier, je viens de rencontrer votre adversaire, qui vous attend avec deux épées sous le bras, pour vous chercher querelle.
M. DE BRUCHSAL. Mou adversaire!., une querelle! et à quel propos, imbécile?
MICHEL. A cause de votre femme dont vous êtes jaloux, et à qui il fait la cour.
M. DE BRUCHSAL. On fait la cour à ma femme!..
MICHEL. Ça vous étomie! unejeune femme ! car elle est jeune, elle...
M. DE BRUCHSAL, Iwrs de lui. \h ! je crois. Dieu me pardonne, que l'enfer s'est déchaîné contre moi; mais cela ne m'arrêtera pas. ( Voulant entrer dans la cliambre de Mathilde.) Va-t'en, j'ai besoin d'être seul.
MICHEL, l'arrêtant toujours. Pour aller vous faire tuer, n'est-ce pas?
M. DE BRUCHSAL. Eh! nOU...
MICHEL. Vous en mourez d'envie, je le vois'...
M. DE BRUCHSAL. Du tout; au Contraire...
MICHEL, suppliant. Monsieur, Monsieur , je vous le demande à genoux.
M. DE BRUCHSAL. Tais toi donc, bourreau!.... Voici quelqu'un... Dieu! serait-ce ma femme?.. (Mathilde entre.)