ACTE TROISIÈME
Le Ih à'ro re;iréieutu uno cou' de lal)lnyj dû Saint- Dunst.m. Au lond, vers la gaiiclio, lo mon.isliiro, do.t on n'aperço;t que les don>i diirniére* fenêtres, ot i\.\\ se termîno p.n- une tour iXUot OUvéo, au milieu de laquelle est un cadran golliii)uu. Au fond, vers la dro.lu, des ruines e'.itour^'Cs il'.irltron ot do verd u-e, d'un aspect pitlores(iue. A gauche, sur 1« premier plan, »:ie es|.occ d'orafuire où l'ou arrive par un escalier de quclipus marches : sur le côté, vls-à-vln, un (ililer «n ruines. Une croisée guth que fait face an spccUtcUr. ToHl fc riclij paysage est éclairé jiar la lune.
SCE.NE PUBliliRE.
ÉDOUAUO, seul.
RÉCITATIF
Voici de Saint-Dunstan l'anticpie niunastérc.
Où vient de pénétrer ce coiteg,; pieux.
Que faul-il craindre, hélas! (pie f,iul-il que j'espère?
Est-ce un songe, une erreur dont s'alnisa eut mes yfUif
Ou pour me secourir, un ange tutélaire
Auprès de moi veille-t-il en ces lieux'? {Il regarde autour de lui, écoute quelques instants.)
CANTABILE
Je n'enleiids rien que le feuillage Par le vent du soir agité, Et des pAtres ilu voisinage Les chants par l'écho repétés.
L'asti-c des nuits sur l'ermitage Hrpand une douce lueur; Tout repose en ce lieu sauvage!
l'jrtout lo calme, hors dans mon cœur.
0 moi telle soult'raiicc !
Je frémis et j'attLiids;
Chaque instant ipii s'avance
Kedouhie mes tourniciits.
{{îegardanl le cadran de la tour, qui dans ce moment est éclairé par la lune.)
CAVATINE
Une heure! hélas, une heure eucorCj fjt je perds celle que j'adore !
Heure faillie à mes amours, Un seul inslaut sus] ends ton cours.
Au gré de mon alleule.
Que l'aiguille plus lente
Marche plus doue ment!
Un instant, je t'en prie.
Duisé-ie, heureux amant.
Payer ce seul instant
Du reste de ma vie.
Heure f.italc à mes amours, Suspends encor, suspends ton cours!
Et Victor dont je n'ai point de nouvelles! et cette jeune fille que je n'ai jamais vue '. cette fausse Malvina qui semble me protéger, où est-elle?