‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 335 sur 809 · SCENE · texte numérisé non relu

SCENE

EDOUARD, BETTV.

DCTTY oucruul la fenêtre i/rillée de l'oratoire qui fuit face aux spectateurs. Pré» de vous.

ÉDoi'Ann. iMon ange tutélaire, vous voilà ; que se passct-il donc'/

iiE'frY. Jo Venais vous le domaiider.

édoi'aud. a moi?

DETTï. Eh! oui, sans doute; j'ai bien peur! j'ai fait dire à loid Fingar, qui s'imagine toujours que je suis Mil.'iily, que jiis(pi'au moment do la cérémonie je voulais rester seule dans cet oratoire, où je suis renfermée à double tour. On m'a laisse pour m'ainu«cr la harpe de madame la fupéricuie, à laquelle je me garderai bien de touch r, et pour cause... Ainsi, dépéchcz-vous de me délivrer ou tout Va se découvrir; je ne compic ipie sur votre protection.

KDorAnD. Et mol qui comptais sur la vùtre! Qui éles- Ï0U6 ?

BtTTV. Detty.

EnouAiiD. La bonne amie de Garill?

DiiTïv. Jusleinent. Allez, Milord, votre m. riage nous lionne «sscj de mal. D'après les ordres de monsieur votre valel, dont je ne sais pas lo nom...

EDdiAiiD. Victor ! c'est lui qui a mené tout cela.

liLirv, J'ai prévenu la prisonnière ipi'ou la tromiiail, que vous l'aimiez toujours, que vous lui seriez lidelc. . c'est vrai, n'est-ce pas?

iDoi-AUD. Je le le jure.

BEiTv. A la boiiiio heure; Car jo no voudrais jias mentir, surtout pour un autre ; ah ! si c'était pour mon compte.

Enoi'AiiD. Eh bien! qu'a-t-elle répondir;

CETTV. Que si on pouvait lui en donner la preuve, (leutètrc li'épousei-ait-elle pas lord Fingar.

ÉDOUAnn. Et comment lui parle: ? comment me juslilier ;i ses yeux?

CETTV. C'est jiour vous en donner les moyens qu'elle a consenti à ch.mger de costume avec moi.

É:orAnD. Et tu ne me l'as pas dit!

BETTV. Est-ce que je le pouvais devant tout ce monde?

mofAnn. Où est-elle?

DETTï. .\u cbAteau de Bulland.

ÉDoiARU Et Victor?

BETTV. Au chlleau de Bulland, .sous les verrous.

EDOi'ARD, regardant le cadran. Et onze heures ont déj:i sonné! N'importe, j'y reloiirne; un mot encore.

liLTTY, refermant la fenêtre. On vient; prenez g: i\lc.

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