‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 339 sur 809 · SCENE VIII · texte numérisé non relu

SCENE VIII

Deux fripons au lieu d'un!

LORD FINGAR, STROUNN, JAKMANN, à l'écart.

ENSEMBLE

JOBSOS.

STBoiNN. Qu'y a-l-il donc, Milord'? et qu'avoz-vous dé-

Pour moi, cette affaire

couvert'?

N'est lilns aussi claire.

LORD FINGAR. Tout s'éclaircit cnGn! Je lions le fil du com-

Ma judiciaire

plot. La lettre était adressée à sir Edouard Acion, un d.i

S'embrouille, je crois;

nos amis.

Mais pour mieux m'y prendre.

STBOINN. Par qui?

Je les ferai poudio Tous deux a la fois.

i.oBii FINGAR. Ecoule plulot. {Lisant.) a Après votre dé-

LUBD FINGAB.

« pari, Milor<I, j'étais resté .à Butland sous les verrous!..

Pour moi, cette affaire

« mais, délivré, comme vous, par les soius de Carill... »

Me parait peu claire;

Quand je te disais que ce Carill était un traître!

Mais, pour cette fois,

STnoiNN. Moi, qui ne me doutais de rien!

Oui, laissons-le faire ;

LORD FINGAR. Tu auials mérité d'être conslable ; aussi, la

De son ministère

piemièrc place vacante... sois tranquille.

Rcsiiedons les droits.

STROl'NN, s'inclinant Ah ! Milord...

VICTOR, montrant Jobson.

Dieu inrrci. l'alfiirc

LOBD FiNGAB. Poursuivûus. (/( lit.) « Je me suis rendu

N'est plus aussi claire.

« ilans le salon de Robert Bruce, où j'ai trouvé la belle

Sa judiciaire

« Malvina, que je ne connaissais pas. »

S'embrouille, je crois.

STROl'NN, montrant l'oratoire. Que dit-il? puisqu'elle

JOBSON. Qu'on les emmène tous deus! {Les gens de

est là!

Finr/ar saisissent Victor. Lesautres.iaisissentJakmann,

LORD FINGAB. Attends donc. « Je l'ai amenée dans la clia-

et on va les emmener au moment oit paraissent Sirounn

n pelle de Saint-DunsLin, où, suivant le testiimout de lurd

et le greffier.)

« Caldlieral, le mariage doit être célébré. C'est là qu'elle

« vous attend, et je vous cherchais pour vous en prévenir.

« lorsque j'ai été arrêté par les gens du consUible et de

« lord Eingar; mais j'espère vous faire remettre par un

Les pnÉcÉor.NTS ; STROl'NN, qui entre à la fin du mor-

(( de mes gardiens ce billet que je vous écris à l.i hâte. Ne

ceau précédent et qui examine Victor avec attention.

<( perdez pas de temps et courez à la chapelle.

« Sigtië Victor. »

STROUNN. Arrêtez, Milord; s'il y a quelqu'un ;\ pendre.

STROUNN. Qu'est-ce que cela veut dire'?

je réclame la priorité pour celui-ci. {Montrant Victor.)

LOBD FINGAR. Qu'après uotro départ et celui de Carill qui

VICTOR, àparl. Malédiction!., c'est le concierge de But-

est venu nous rejoindre, Victor, demeuré maitre de la

land!..

place, aura enlevé la seule femme qui restait au chàleau.

LORO FiNGAR, à Stroutin. Que dis- lu"?

STROl'NN. Il n'y avait que ma tille!

STROUNN. Que c'est votre prétendu valet de chambre,

LORD iixGAR. Justement.

celui que vous aviez chargé de m'apporter ces tablettes et

STROL'NN, hors de lui. Que j'avais enfermée moi-même

cet écrin.

dans la salle de Robert Bruce.

JOBSON, à ses gens, montrant Victor. Des tablettes! un

LORD FiKGAE. Th Ic VOIS biea. {À part.) Et nions Vic-

écrin! qu'on le fouille à l'instant!

tor qui ne la connaissait point...

VICTOR, aux gens du conslable qui lui prennent sa

STROUNN. Courons vite.

boite. Mais, monsieur le conslable ! permettez donc...

LORD FINGAR. Non pas; j'ai manqué d'êlre trahi, d'élre

LORD FiNGAR, à Strounn, montrant Victor. Qnoil c'est

joué à tous les yeux ; et ce sir Edouard, ce rusé Victor, ce

lui qui voulait absolument parler à Malvina?

traître de Carill, je me vengerai d'eux tous.

STROl'NN. Oui, Milord, je le reconnais.

STROUNN. Ce sera bien fait.

LOBU FINGAR. Qu'cst-cc ipic Cela Signifie?

LORD FINGAR. En faisant ta fortune...

JOBSON, qui a ouvert la boite. Voici peut-être qui nous

STROUNN. C'est encore mieux.

l'apprendra : ce papier dont il était porteur...

LORD FINGAR. Et comme Victor, que j'ai mis sous la

HG

LES DEUX NUITS

garJe du constable, ne peut prévenir son maître que la ruie est tlécouvcrle, il me faudrait pour lui remettre ce liillet quelqu'un ea qui il eiit confiance.

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