‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 338 sur 809 · QUAIS · texte numérisé non relu

QUAIS

JOBSON. Voici d'abord le premier voleur. Approche;^!

LORD FINGAR. Que vois-je! c'est Jakmann, mon conr.nr !

JAKMANS Qui a couru anjourd'bni de fameux dangin's. Oui, Milord, je m'étais réfugié dans ces ruines où je me repo.saisun instant, quand on est venu m'airèter; car depuis ce matin on ne fait que cela.

JOBSON. 11 serait possible!

JAKMANN. Aussi j'ai une fameuse déclaration iivous faiic.

JOBSON. Une déclaration !

QUATUOR

JOBSON

Parlez, parlez, et sans mystère; La justice vous entendra.

LAi.NÏ. ^ Imprimerie ôe Vulat e: Cie. .— ]%" lil.

Mi

LES DEUX NUITS

{Aux montagnards.) Vous, surtout, Ucliez de vous tuiroj Songez t|ue le constal)lc est là!

ENSEMBLE

JOBSON

Ah! je liens l'afTaire, Elle est nette et cUiirC.

De mon ministère Je connais les droits.

Je saurai les pren<lre, Et pour leur apprendre, J'en veux faire pendre Au moins deux ou trois.

JAKMANN.

Oh! c'est une airuire.

Oui, c'est un mystère Terrible, je crois.

J' n'y peux rien comprendre} Mais on doit en pendre Au moins deux on trois.

VINGAU ET STlinllN.N.

Pour moi, cette alTaire Me parait peu claire; Mais, pour cette fois.

Oui, laissons-le faire.

De sou ministère Respectons les droits.

LE CHŒUR

Quelle est culte alfaireî

Quel est ce mystère, etc., etô.

JAKMANN.

Lii jour venait de nsllfe, Je portais à Bntlan<l, De la part de mou m.iitie, Un message important. jonsON, Bien, bien.

JAKMANN.

Au détour d'une gorgT?, Deux hardis montagnards Me mettent sur la gorge Le fer de leurs poign;irds.

JODSDN.

Bien, bien.

JAKMANN.

« Si tu ne le dépêches, « Dit l'un en menaçant, « D: livrer tes dépèhes, « Je le tue â l'instant. »

JOBSON

Bien, bien,

JAKMANN.

Et prompt il me soumetire, Soudain je lui remets Le paquet et la lettre Qu'a Butland je portais.

JOBSON

Bien, bien.

Je liens toute l'alfaire.

STROUNN ET I.OBD l-INGAB, à part.

Moi, j'y vois du mystère.

JOBSON

Celait un voleur, c'est très-bon.

JAKM.4NN.

C'est selon.

JOBSON

C'est selon !

Quel est donc ce langage?

Ou est voleur ou non.

C'est l'ordinaire usage.

JAKMANN.

Tri \c îail n'est pas certain, El je crains de me compromelt;*.

ynand l'un me prenait celle lellc, L'.iutrc me glissait danê la main Sa i)o\irse, où, par un sort iiropi' e, Se trouva eut trente pièces d'or.

Voyez plutôt, voyez, MilorJ,

JOBSON, prenant la bourse.

Donnez, donnez à la justice.

Pour un voleur, c'est étonnant!

Les lois dont je suis l'interprète, N'ont pas prévu ce cas embarrassant.

D'un voleur qui vous arrête Pour vous donner de l'argent.

ENSEMBLE

JOBSON

Pour moi celte alîairc N'est pbis aussi claire.

Ma judiciaire S'embrouille, je crois.

Tâchons de comprendr.^.

Et pour leur apprendre.

J'en veuv l'aire pendre Au moins deux ou trois.

LORD F1NGAH.

Pour lui cette affaire N'eslplns aussi claire.

Sa judiciaire S'embrouille, je crois. Et pour mieux comprendre.

Il en ferait pendre Au moins deux ou trois.

JOBSON

En mon procès-verbal pour ne rien oubli»i',

Qu'on avertisse mon prelTier.

(Fiim<ir fait signe à Strounn, qui sort par la gauche

SŒNK VI.

Les précédents, VICTOR, amené à la droite par les gens de lord Fingar.

(Victor à de larges favoris, des moustaches, un manteau, et le même costumt qu'à son entrée du second acte.)

JOBBON.

Voici l'autre quidam que mes gens ont su prondro. (// fait signe à Fint/ar de s'asseoir à gauche sur le banc (le pierre qui est près de la table, et cause quelques instants à voix basse.) Victor, à droite du théâtre, et entouré par les gens du

eonstahle.

0 contre-temps fatal 1 coninienl faire à présent'?

{Rri/ardant autour de lui.) Je ne vois pas mon maître, et ne lui peux apprendre Que non loin de ces lieux .Malvina nous attend.

{Montrant un billet qu'il tient.) Si ces mots, qu'au crayon ma main vii-nt de transcrire. Pouvaient lui parvenir...

( Aperce van I Jal;man n . )

C'est Jakmann! ipi'ai-je vu?

[JOB.SON, à Fingar, montrant Victor.

Colui-là pourra nous instruire. VICTOR, à part, montrant Jakmann.

Bicntét il m'aura reconnu.

Allons, et c'est le seul refuge.

Pour enduouiller l'affaire, embrouillons notre juge! JOBSON, allant près de Victor, Avancez!

Je vous écoule; commencez!

VICTOR

Messager ordinaire Du village voisin.

Pour mes courses à faire Je parlais ce matin.

JOBSON

Bien, bien, jusqu'ici.

Tout va m'élre éclairci.

VICTOR

Au (lélonr d'une gorge, Deux hardis monlagn.irds Me mettent sur la gorge Le l'er de lenrs poigrnards.

JOBSON, avec joie.

{.Montrant Jakmann.) Bien, bien, c'est comme lui.

LES DEUX NUITS. il5

JAMiANN, qui en ce moment reijarde Victor.

VICTOB. Maudit concierge! maudit conslable!.. au mo-

Elij mais! ne serait-ce jias lui?

ment où la victoire était à nous!

VICTOR

LORD FINGAR, qui a parcouru le papier. Dieu! quoi

« Si tu no te Ji'pèches,

trait de lumière! (Il examine Victor.)

« Dit l'un on menaçant, « De livier tes dcpèolies,

VICTOR, à par/. Il sait tout! et maintenant comment pré-

« Je te tue à l'instant. »

venir mon maitre'?

JOBSON, (II- même, .«« frottant les miiins.

LORD FINGAR, « Jobson. Écoutez. {Sur la ritournelle

lîieu. bion, c'est rnmnio lui.

du morceau qui reprend, il lui parle bas à l'oreille.)

JAKMANN, rfc vième.

VICTOR. N'importe : de l'audace ! du courage ! tout n'est

Eh, mais! je crois bici\ ([uoi-'est lui!

pas encore désespéré.

JOBSON, fi Jakmnnn et Victor.

Pourriez-vuus ri'connaili'e

JOBSON, à qui Fingar a parlé à l'oreille. J'oulends! je

Ce voleur si lianli '.'

comprends!

VICTOR ET JAKMANN, Se désiijnanl mutucUement.

REPRISE DU MORCEAl" PRÉCÉDENT.

Oui, .je le vois ijaraitre,

Oui, c'est lui!

Je tiens toute l'alTaire;

Le voici!

Laissez, laissez-moi faire.

JOBSON

Je sais quels sont mes droits ;

Un incident semlilalile

Et pour mieux leur apprendre,

Est vraiment olounant!

Je veux en faire pendre

ViCTOB ET JAKMANN, se montrant toujours l'un l'autre.

Au moins deux ou trois.

Moi, je suis innnrent,

{U sort avec tous ses gens, en emmenant Viclor.)

Mais ïoici le cou|ial)le.

Oui, voici le couiiable.

JOBSON

0 bonheur peu commun!

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