SCENE X
Les PRÉCÉDENTS, TOUS LES Amis DE LORD FINGAR, Paysans.
CHCEUR, désignant Fingar.
Voici l'bcur.! ([ui s'avance, Pour lui quelle limireuse nuit!
Bientût son bonheur conunencc, Bientôt va sonner minuit.
ÉDOiiAUD, regardant avec ingiiiétude autour de lui. Ab! quelles craintes mortelles!
C'en est fait, tout me Irabit; De Victor pas de uoiivelles, Bientùt va sonner minuit.
CARILL, enirnni, et lui remettant la lettre.
Pour Milord cette lettre airive.
EDOUARD, la prenant vivement, et la lisant. A l'espoir enlin je reviens.
LORD FINGAR, aux autres seiijneurs.
Quelle est celte tendre missive '/ Voyez donc quel trouble est le sien.
DUNCAN, à Fingar.
C'est quelque rendez-vous.
EDOUARD, tout en lisant.
Milord doit s'y connaître.
LORD FINGAR.
D'une de vos beautés, peut-être'?
EDOUARD, à part.
Il ne croit pas dire aussi bien...
Elle m'attend à la chapelle.
Partons.
LORD FINGAR, le retenant.
Quoi qu'il en soit, que ch:icnn se rappelle Tous les serments qu'hier nous avons faits. EDOUARD, gaiement, à lord Fingar.
Ah! j'y promets d'être fidèle.
{À part.) C'est vraiment comme un fait exprés.
LORD FINGAR.
Oui, le rival que l'on abuse.
Conservant sa joyeuse humeur. Doit rire d'une telle ruse.
Et rendre hommage à son vainqueur.
TOUS
Quand, par une maîtresse, Nous nous verrions trahis, Jurons d'être sans cesse Rivaux et bons amis.
LORD FINGAR ET EDOUARD, O part.
Ah ! c'est charmant! comme il est pris! Jurons, etc., etc.
(Edouard sort.)