SCENE Xi
Les PRÉCÉDENTS, excepté ÉDODARD.
DtraCAN. Où va donc ce galant chevalier?
LORD FINGAR, riant. Il court à la chapelle de Saint- Dunstan se l'aire arrêter par notre ami Jobson le con>table.
TOUS. Que dites-vous'?
LORD FINGAR. Oui, Messieurs, vous ne savez pas que sir Edouard, avec son air sentimeiital, se permet aussi d'être mauvais sujet; il va .sur nos brisées, et vient, en voulant me lavir ma maîtresse, d'enleverune petite fille charmante!
TOUS. Vr, liment!
LORD FINGAR. La fille de Strounn, mon concierge!
CARILL. Ab! mon Dieu!
LORD FINGAR, riant. Et comme le père a rendu plainte, il sera forcé il'épouser...
CARILL. Epouser ma maîtresse!
LORD FINGAR. Ou, s'il rel'use, comme c'est probable, il sera forcé, d'après la loi, de payer deux mille guiuêcs à Betty.
CARILL. Deux mille guinées; si ce n'est que cela.
LORD fi.ngaR. Et alors ce sera sou complice, Victor, son valet de chambre, que je viens aussi de faire arrêter, ipii, n'ayant pas deux mille gainées, sera obligé de payer de sa personne, et d'épouser la petite pour son compte.
CARILL. Pour son compte; cela ne serait pas le mien. Courons vite!
LORD FINGAR, H SCS ycMs. Qu'oD le retienne! {A Carill.) Ah! ah! fulélè serviteur qui mets les gens eu liberté I te voilA pris il ton tour.
CARILL. Milord, je vous en supplie...
LORD FINGAR. Je t'apprendrai à servir les projets d'un rival! mais ce rival lui-même, dupe de sa ruse, est pris dans ses propres filets. {A Strounn.) Es-tu content'? voilà ta fille dotée et mariée !
CARILL. Et moi, que suis-je donc'? Si jamais je me mêle des amours des grands seigneurs !.. {Pendant ce temps on a vu les vitraux du fond s'éclairer, et on entend une musique religieuse.)
FINAL
LORD FINGAR.
Entendez-vous dans la chapelle Cette musique solennelle'?
De mon hymen voici l'inslant.
{Il donne à Strounn la clé de l'oratoire. Celui-ci monte l'escalier, ouvre la porte et redescend.) 0 Malviiia, vous que mon cœur appelle, Apparaissez aux yeux de votre amant.
{Minuit conunence à sonner.)