‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 357 sur 809 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

Les précédeuts, troupe de Vill.^geois et de jeunes Filles poruxt des fleurs, ensuite SANCHETTE et LÉOCADIE.

[Les villarjeoisel les jnuncsfillesaccourent de tous côtes,

el forment des danses au son des castagnettes, pendant le chœur suivant.)

Venez, jeunes fillettes.

Venez, jeunes garçons.

Au son des castagnettes Dansons, chantons, dansons.

Le plaisir nous appelle, Quel jour heureux pour nous!

Nous chaulons la plus belle, Et le plus temlre éiiouï.

Venez, jeunes fillettes, etc.

LES HOM.MES, à Philippe.

Allons, allons, il faut partir.

PHILIPPE, à part.

Ah! ciucl tourment!

TOUS

Ah! quel plaisir!

Venez, jeunes fillettes, etc.

SaNCui.tte, sortant de la maison de CrespQ.

Me voilà, je suis prèle ;

Elt bien! partous-nous pour la file?

PHILIPPE

Non.

SANCHETTE, étourdie.

Non! et pourquoi?

PHILIPPE, oi-eccoiere.

Pourquoi?., pourquoi?

Ne m'interrogez pas ; laissez-moi, laissez-moi.

LEOC.tDiE, sortant de la maison de Philippe, Eh bien ! partons-nous pour la l'été ? puaippE.

Non.

LEOCADIE, étonnée.

Non! et pourquoi?

rniLiPPE, avec un mouvement de fareur.

Pourquoi?., pourquoi?..

LEOCADIE.

Mon frère!..

PHILIPPE, hors de lui.

Laissez-moi.

LÉoc.tDiE, ù part.

Il me glace d'effroi.

PHILIPPE, à part.

Plus d'avenir, plus d'esp raiice!

Ce jour détruit tout mon bonheur.

Eh! comment garder le silence.

Quand l'enfer déchire mon cœur!

CRESPO, bas, à Phi ippe.

A tous les yeux, avec pruilencc.

Cache ton trouble et ta douleur, Et songe à garder le silence, Pour sauver l'honneur de la sivur.

LEOCADIE, SANCHETTE, CHOEUR.

Dans tousses traits quelle soull'rancc!

Dans ses regards quelle fureur!

Je crains de rompre le silence

Et de connaître ! ™^^^ | malheur.

SANCHETTE, désolée.

Je n'y tiens plus, c'est une horreur!

Que veut dire un pareil mystère?

PHILIPPE

Qu'il n'est jibis d'hymen eutre nous.

SANCHETTE

Plus d'hymen!

TOUS

Plus d'hymen!

LEOCADIE, courant à son frère.

Qu'eutends-je? eh quoi! mon frère...

PHILIPPE, la repoussant.

Laissez-moi; craignez mon courroux '

ENSEMBLE

PHILIPPE, à part.

Plus d'avenir, plus d'espérance !

Ce jour détruit tout mon boiilieur.

Eh! comment garder le silence, Quand l'enfer déchire mon cœur!

LEOGADIE.

CBESPO, bas, à Pliill/ype.

A fous les yeu'^, aven ])nulcnce, Cache ton trouble et ta douleur; Et sonsc à {îiiriler le silence, Pour sauver l'honneur Je ta soeur.

SA^CHETTE, à pari.

Ah 1 je perds enfin iKitieuce!

Pouri|uoi sou trouble et sa fureur?

Eb quoi! n'est-il plus il'esiiérance?

Faut-il renoncer au bonheur?

LEOCADIE, fi pari.

Dans tous ses traits quelle soulTrauce!

Pourquoi son trouble et sa fureur?

Pour lui s'il n'est plus d'espérance.

Ses peines doublent mon malheur.

LE CHŒUR

Dans tous ses traits quelle souflrance ! Dans ses regards quelle fureur!

Pour lui n'est-il plus d'espérance?

Faut-il qu'il renonce au bonheur'?

{Philippe, entraîné par Crespo, s'élance dans sa maison; Sanchetle se jette dans les bras de Léocadie, tandis que les villageois s'empressent autour d'elle.)

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