SCENE X
Les pbécédents; DON CARLOS, FERNAND.
{Plusieurs personnes de lanoce; tous les paysans s'empressent autour d'elle, et a<jitent en l'air leurs cha-
pr peaux )
Vive Fernand !
FERNAND
Ah! quelle ivresse?
LAGNY. — Imprimerie de VuUT et De. — . Ki^tâ.
LEOCADIE.
Elle csl ma fommc, elle esta moi.
(.1 lion for.o,ç, lui serrant la main.) Carins, (iiio\ honlieur je te iloi!
[Aux payions qui l'en loumnl.) Rcilouliioz vos l'iiuiits d'iilM-gresse ; Mes amis, disiiosez (le mon bien!
{Leur jetant plusi.nirs bourses.) Tenez, prenez, n'épargnez rien :
Il me resie une autre richesse ; Elle est ma femme, elle est à moi.
SANCBEiiE, essuyant une larme, et le regardant en souriant.
Dans tiuelle ivrtsse je le voi!
FEBNAND.
Ce soir, amis, vous -viendrez à la ville; Votre i'r6scnce est fort utile, Pour le ljal et pour le repas.
DON CARLOS
Couimcnll c'est à la ville?
FERNAND
Oli ! ne répliiiue pas, Car ma femme le veut, el je purs tie ce pas. piiiLirPE, à part.
Qii",ii-;e puleudu? c'est ce soir à la ville ! 11 sullil, je suivrai ses fias, F, rn>iuil,tu m'y retrouveras.
EHSESIBLE.
LE CunntR, SANCIIKITE, CnESfO.
Ail ! ipiel l'eau jour pour lui comme:. cj 5 Ue Feiuand cliaiitons le honlieur.
Oui, de relie heureuse alliance Uieii t.e peut troubler la douceur.
PHILICPE.
0 fureur! ù vciigeuBce!
Je punirai le ravisseur; iSa mort est la seule espérance (Jui puisse consoler mou eœof.
BON CARLOS
,\h ! rie» n'égale ma souffrance ; l'eur moi, non, jaimiis de bonheur.
{Miiutranl fernavd.} (ju'd soit lienreux ! celle espérance IVnl seule roiisnler mon cœur.
I^liRMASID.
Ahl ipiel beau jour pour moi commcnee!
IviC d'amour et de bonlieur.
Oui, de celle heureuse alliance
Rien ne peut troubler la douceur.
[Ils sortent tous; Philippe prend son chapeau et son sahre, qui étaient atlachés à la muraille, et sort le dernier.)