BEPPO, GIACOMO
ciACOMO. Ils s'éloignent. {Regardant par les sentiers du fond qui so^at à droite et à gauche.) Vois-lu le capitaine'?
uiippo, s'ittseyant sur le banc à droite. Non; il est peut-être déjà (larli.
ciACo.MO. Et que fais-tu là ! à quoi t'ooouiics-tu?
BEPPO. Je m'occupe... à rien faire; c'est si doux de ce beau soleil-li!
CIACOMO. Dans le cas où le capitaine ne pourrait nous rejoindre, il a dit i^ue nous trouverions ses instructions dans le creux de l'arbre, près de la treille.
BEPPO, se retournant et mettant son bras dans l'arbre. C'est icii il y a quelque chose, un papier, et de son écriture...
CIACOMO. Lisons.
BEPPO. Lis toi-même.
01 Acono,^ lisant. « Dès que l'amomoux de la petite sera « parti your le rendez-vous où uos-braves l'attendent, les K carabiniers pour leur expédition contre nous, et les gens
FHA-DIAVOLO.
« ilu l'auberge pour la noce, vous m'en avertirez en sonic liant la cloche de l'ermilase. Je viemlrai alors avec (luel- « ijucs braves, et me charge de Milord et de Milady. Al- « tendez-moi. »
BEPPo. C'est clair..,
GIACOMO. Clair ou non, d^s qu'il le dit, il faut le faire; il s'agit de guetter le dé|iart des carabiniers.
BEPPO. Ce ne sera pas long, nous venons de les voir sur pied et prêts ù se mettre en route.
GIACOMO. Tant mieux...
BEPPO. Il n'y a (prune cho^e 'pii m'embarrasse. Allaipier ce milord un dimanche! un jour de Klel
GIACOMO. Si c'était un chrétien, mais un .\nglais ! cela doit nous porter bonheur pour le reste de l'année.
BEPPO. Tu as raison; que le ciel nous soit en aide!
GIACOMO. Mais tiens, voici l'amoureux, le brigadier I.orenzo, qui vient de ce coté; il est triste, il soupire.
BEPPO. Il fait bien de se dépêcher : car s'il va au r.Midez-vûus que lui prépare le capitaine, il n'aura pas longtemps à soupirer.
GIACOMO. Viens, laissons-le, et ne le perdons jias de vue. [Ils s éloignent par le sentier à droite qui est derrière la treille.)