JEAN, ALEXIS
JEAN. Par ma foi ! la petite mère n'est pas bnniie.
LA LUNE DE MIEL
Il y a un fond de comtesse qui ne peut pas s'en aller. Mais toi, mon garçon, je te fais coniplimeiil, lu t'es joliment montré, et je ne t'aurais pas eru autant de courage.
ALEXIS. Vous avez raison, maître Jean, il faut du courage, car j'ai la mort dans l'âme ; mais je tiendrai bon,
JEAN. C'est ça; de la persévérance, et voilà tout. (On entend dans ta chambre à droite un bruit de meubles renversés.)
ALEXIS, froidement. Ne faites pas attention; c'est ma femme qui s'habille.
JE.W. J'entends bien. Il n'y aurait que si sa famille apprenait ces détails-là, et qu'elle voulût se mêler de votre ménage.
ALEXIS. C'est vrai; mais elle n'a aucun moyen de la prévenir; et ici d'ailleurs je serais à l'abri de leur vengeance. Aussi j'ai résolu de me fixer en ces lieux ; et si vous voulez me céder cette cabane avec le mobilier et quelques outils...
.lEAN. Volontiers, mon garçon; et comme tu es un bon ouvrier et un bon enfant, nous n'aurons pas de disputes... Cette chaumière, une table, deux chaises, un lit, de la vaisselle... centroubles, et le marché est conclu.
ALEXIS. Cent roubles! n'est ce pas un peu cher?
JEAN. Bah! pour toi, qui as été un grand seigneur.
ALEXIS. Mais je ne le suis plus.
JEAN. C'est égal, il en reste toujours quelque chose.
ALEXIS. Oui, la facilité à être trompé.
JEAN. Non pas,
Am : Qu'il est flatteur d'épouser celle.
Mais il t' reste un bel équipage, Et des bijoux, et des iScrinf, Ta Icmm' n'en a plus besoin, j' gage Pour vivr' du travail de ses mains.
A moins pourtant qu' par aventure.
Pour suivi' queuq's caprices nouveaux.
Elle n' veuille garder sa voiture Pour aller vendre ses sabots.
ALEXIS. Je viens d'envoyer à Wilna noire voiture et les femmes de chambre, et sur le prix de l'équipage je vous remettrai demain vos cent roubles. {On entend du bruit.) Eh bien! encore!