‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 457 sur 809 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

Les précédents ; MICHELINE, sortaiH de la chambre à droite, dont on lui referme vivement la porte sur le nez.

MICHELINE, le nez contre la ■porte. Par exemple... est-ce que c'est honnête?

JEAN ET ALEXIS. Qu'y a-t-il donc? dis-nous vite.

MICHELINE. Je dis... je dis que celle-là, si on en vient jamais à bout... D'abord, eu entrant, elle a commencé par renverser tous les meubles.

ALEXIS. C'est bien ; nous avons entendu,

MICHELINE. Et puis, elle a déchiré ces belles grandes images qui représentent le Kremlin; elle a brisé toute la vaisselle, deux cruches toutes neuves.

JEAN. C'est du mobilier... ça ne me regarde plus, le marché est conclu.

ALEXIS. C'est juste.

MICHELINE. Ensuite je lui avais donné les habits d'Elisabeth votre filleule; un justaucorps tout neuf, qui

a l'air d'être fait pour elle; elle n'en a pas voulu, et plutôt que de travailler...

Ain du vaudeville de l'Ècu d-e si> francs, EU' ne veut rien faire, et s' propose De se laisser mourir de faim, Pour qu'on dis' que vous êtes la cause D' son malheur et d' sa triste fin.

Oui, c'est là 1' parti qu'ell' veut prendre. Car eir dit qu'en s' laissant mourir, Elle est au moins sûr' d'un jilaisir, C'est celui de vous faire pendre.

JEAN. Voyez-vous la malice d'une femme!

MICHELINE. Dans ce moment, elle a apei-çu près de la fenêtre doux de nos ouvriers qui causaient ; elle a jeté un cri de joie, elle m'a poussée vers la porte, me l'a fernié<: au nez, et voilà.

JEAN. C'est fini, elle ne se soumettra jamais.

ALEXIS, regardant adroite. Si vraiment; voyez-vous déjà la porte qui s'ouvre? La voici, laissez-nous.

JEAN, à Alexis, en s'en allant. Si tu no reprends pas les anciennes coutumes, tn n'en viendras jamais à liout. {Il sort avec MicheliTie.)

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