BEPPO ET GIACOMO
Bon, bon, bon! il va partir!
C'est à la mort qu'il va courir.
Oui, tout semble nous réussir; C'est bien, c'est bien, ils vont partir.
FRA-DIAVOLO
LORENZO
Oui, de ces lieux il faut partir, Et pour jamais je dois la fuir.
ZERLINE
Qui donc ainsi m'a pu trahir?
Par quel moyen le découvrir?
0 mon Dieu! viens me secourir!
(.4 la fin de cet ensemble, Lorenzo, qui a rangé ses soldats en bataille, leur crie : )
Portez armes! en avant! marche!
{Ils défilent devant lui et cotnmencent à gravir la montagne; .Mathéo vient prendre la main à Zerlinc et lui montre la noce qui se dispose aussi àpartir. En ce moment, Zerline voit Lorenzo qui s'éloigne; et, hors d'elle-même, elle s'élanee au milieu du théâtre. — fendant ce temps, Vorchestrecontinue, et on entend toujours un roulement lointainde tambours.)
ZERLINE. Arrêtez! arrêtez tous, et écoutez-moi!
TQDS, l'entourant. Qu'a-t-elle donc?
ZERLINE, regardant Lorenzo qui est redescendu près d'elle. J'ignore qui a fait naître les soupçons auxquels je suis en hutte, et je cherche en vain à me les expliquer; mais je sais qu'hier soir j'étais seule dans ma chambre; {Avec force, et regardant Lorenzo.) oui, seule! Je pensais i des personnes qui me sont chères, et je me rappelle avoir proféré tout haut des paroles que Dieu seul a dû entendre, et cependaut on vient de les répéter tout a l'heure prés de moi.
LORENZO. Et qui donc?
ZERLINE , montrant Jieppo et Giacomo. Ces deux hommes que je ne connais pas. Us étaient donc prés de moi, cette nuit, à mon insu!
LORENZO. Dans ijucl but? dans quelle intention? il faut le savoir. [Le morceau de musique reprend.)
TOUS
Grands dieux!
LORESZo, à ses soldais, montrant Bcppo et Giacomo. Qu'on s'assure de tous les deux!