SOLDATS ET LE CHOEUR
11 a raison, le capitaine;
Saisissez-les.
Saisissons-les ! saisissons -les!
On connaîtra qui les amène; Oui, l'on connaîtra leurs projets.
LORENZO ET ZERLINE
Pour moi quelle lueur soudaine!
11 faut pénétrer leurs secrets; Du ciel la bonté souveraine Peut me rendre à ce que j'aimais I
lOHENZO.
Seraient-ce ces bandits que poursuivent nos armes?
{Faisant approcher un paysan.) Toi qui connais leur chef et dois nous le livrer,
Regarde bien, et parle sans alarmes :
Est-ce l'un d'eux?
LE PAYSAN, après les avoir regardés quelque temps. Non, non.
REPPO ET GIACOMO, à part.
Nous pouvons respirer.
LORENZO, les regardant.
Ils ne m'en sont pas moins suspects.
«ATHEO, montrant à Lorenzo deux poignarda et un papier.
Voici des armes.
Un billet dont sur eux on vient de s'emparer.
LORENZO, le prenant vivement. Lisons. {Même effet que plus haut. L'orchestre continue seul et en sourdine.)
LORENZO, lisant une partie de la lettre à voix basse et le reste tout haut. « Des que les carabiniers et les geus « de la noce seront partis, vous m'en avertirez en son- « nant la cloche de l'ermitage; je vienlrai alors avec « quelques braves, et me charge de Milord et de Milady. »