SCÈNE XL
Les précédents, Vassaux et Domestiques, précédant GUSTAVE, en riche uniforme, et décoré de plusieurs ordres.
Ai» : Chœur final des lUanteauxi 0 surprise imprévue!
0 moment de bonlieur !
Pour nous (|uell' douce vue !
C'est lui, c'est Monseigneur.
poi.ESKA, qui s'est jetée à yonoux sans lever les yeux. Air de l'Ermite de Sainl-Avetle:
Devant vous, Inimble et confuse, Pleurant l'époux que j'aimais, A vos genoux je m'accuse De l'aimer plus (|ue jamais, Ma liberté, de mes peines Serait cause... Ali! Monseigneur, En me rendant mes chaînes.
Rendez-moi mon bonheur.
{Elle lui présente le papier, que Gustave repousse.)
GUSTAVE. Cet acte, c'est vous qui l'avez demandé.
POLESKA. 0 ciel!
GUSTAVE. C'est à vous de le déchirer.
l'OLESKA. Ah' de grand cœur. (Le déchirant en mor ccaux.) Tenez, Monseigneur. {Elle lève les yeux.) Que voi.s-je?
i.ECOMTE, /a recevant dans ses bras. Un é|iOux.
LA BARONNE, UuC SœUr.
CHŒUR
Air final des Manteaux.
Quel bonheur ! qiielle ivresse ' Est-il un sort plus doux 'f
On lui rend la richesse Et le cœur d'un époux.
KOULiKOF, portant les clés sur un plat d'argent elles présentant au comte. Monseigneur, je viens... Que vois-jc? ce vassal insol...
LE COMTE. Lui-niènic, qui vous pardonne (Montrant Poleska.) avec la )iermission de Madame. Mainleuant, Poleska, c'est à moi de trembler; car si jamais quelqu'un a mérité voire courroux...
POLESKA. Hein ! si je n'étais pas corrigée, quelle belle occasion ! Mais Alexis avait déjà reçu la grâce de Monseigneur. (Se retournant et apercevant Jean et Micheline qui se tiennent à l'écart.) Hé bien ! maître Jean, hé bien ! Micheline, depuis que je suis redevenue grande dame, vous n'osez plus ni'approcher.
MICHELINE. Ah ! ce n'est pas par fierté.
POLESKA. A la bonne heure, personne n'en aura plus. (Hegardanl son mari.) N'est-il pas vrai"! et quoique établis au château, nous garderons la chaumière que vous avez achetée; oui, mon ami, je veux toujours que de mes fenêtres on puisse l'apercevoir ; et si jamais je retombais dans mes anciens défauts, s'il me survenait quelque idée de grandeur, je regarderais sur-lechamp la cabane du sabotier.
CHOEUR
Quel bonheur! quelle ivresse!
Est-il un sort plus doux?
On lui rend la richesse Et le cœur d'un époux.
POLESKA, au publie.
Air du vaudeville des Frères de lait.
Quand une femme se corrige.
Ce ne peut être tout d'un coup.
Je sais fort bien, c'est la ce qui m'afflige, Qu'd m'est resté des défauts, et beaucoup ; 11 m'est resté des défauts, et beaucoup. Mais un espoir en mon cœur vient de naître,
Vous êtes, j'en dois convenir, Trop clairvoyants pour ne pas les connaître. Et trop galants pour vouloir m'en punir.
(Le chœur reprend les deux derniers vers.)
LA DEM(tISELLE A MARIER.
CAMlLLK, avec U" panier sous le bras. L'amour,
Un jour, clc- — S.;ciic a.
LA DEMOISELLE A MARIER
ou