‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 475 sur 809 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

M. ET MADAME DUMESNIL; le mari est en robe de chambre, et la femme en habit du matin.

M. DiîMESMi.. Oui, ma chirc amie, ce n'est qu'à dix iciires qu'il (luit venir; ainsi ne vous pressez pas.

MADVME DUMESNIL. Comment! ne pis me presser! mil' affaire de cette impnrliiiee! h p:'iii^ ,ii-je eu le temps de tout ordonner dans la m lison.

M. DLiMESMi.. M 1 femme, ma femme, vous allez faire tro;i de préparatifs, et, aii\ yen\ de M. do Lnei'val, ça aiii-a mi air de crrémonic.

MADuiE DL'ME5:«iL. Dil loiil, Mousiour, vojs pouvez

LACNY — Iinpritn'îrie de Vialit cl Cie. — HÎ'j 4. —

LA DEMOISfXLK A MATUER.

voi:s m rapiini'icr ii moi ; iii;i:s (ju n.l il y niii'ait im peu d'apparat, oii serait le mal? le jour où l'on atleiul un gendre. .. Un gendre! ce mol-là est si donx pour une mère; el ipirl plaisir j'aurai à dire : Mon gendre, diinnezlauiainàma fuie; mon geudre.assevez-vous là. M. DUMESML. Juslémeut,, c'e^t ijuM ne fau Ira pas dire cela.

MADAME DL'MESîilt,. Et pOUnpilli dû;!C?

M. DrMESML. C'est qu'il n'est pasencore noire gendre.

MADAME DUMESNiL. Puisi|u'ilse présente aujourd'Iuil, puisque c'est la première entrevue.

M. DiMESML. Peut-être sera-ce la dernièrCj si nous i:elui convenons pas. Cependant, d'après ce qu'on m'a dit (lu jeune homme, je t'avouerai que j'ai bon espoir.

Air : Du pcvînse de la i\chess(!.

Il est smil, et n'entre en rai!nafrc Que pour avoir des amis, des parenis.

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