‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 478 sur 809 · M. DUMESNIL · texte numérisé non relu

M. DUMESNIL

Point ds favcuis ; mais scnlement D.' la justice...

DUCOtDIlAI.

Quel caprice !

Sonire donc ([uc précisément Eu f'.iit de places... c'est souvent Une faveur ipie la justice.

MVDAMF. DUMEiML. MlisUOtHe ge'.ull'e n'cU a pUS IlO-

soin. Trente mille livres de rente et un château.

LA DKM0ISI:LLE a iMAHIl'H. 211

Di'cijiDnAi. Ça n'est pas possiljlp.

pour mou déjeuner; [Haai.) musco irir ainsi le ma-

MADAME UU.MKSML. C'CSt CC qui VOUS ll'OllipC.

tin, au soleil, pour se gâter le teint.

DLCdiDiiAi. Furlmie mal acinii^e. QLielipie ikhivciii

CAMILLE. Oh! je n'y tiens pas; c'est si amusant de

parvenu... [D'un air piiiuà.) Uu resie, vjus èles bien

courir dans la campagne, par une belle matinée de

les maîtres; vous ferez ceipie vous voudrez, ((u'est-fe

printemps. J'ai resiiiré le bon air, j'ai cueilli des

que ça nio fait à moi?.. Cannlle est votre lille.

bluets, et j'étais heureuse... je ne sais pourquoi ; mais

M. Du.MESNii.. Eh Lien ! vois un peu ee que c'est que

enfin, je me trouvais heureuse.

l'amour-propre : toi , le meilleur des hommes ! toi,

MADAME DtMKSML. De Sorte quc tu ne di'sires rien.

notre ami intime! le voilà facile cpie ma fille fasse un

CAMILLE. Rii 11 que de rester aupri's de toi, auprès de

superhe mariage; et pourquoi? parce qu'il n'est pas

mon jière, et de ne jamais vous iiuitter; je viens d'a-

de Ion choix.

voir un si grand bonheur. Imagine-toi, maman, qu'en

ntJCouDRAi. Moi!

arrivant à la ferme, j'ai demandé une jatte de lait et

M. DL'MKSML. iMuis nous iiUùns parlai' de cela dans

un grand morceau de pain bis.

mon cabinet. Je ne veux pas que devant Camille il

MADAME DUMESML. Comment! est-ce que tu aurais

Soit ipieslioii de rien. Toi surtout, ma femme, ne la

déjeuné?

prév eus pas de l'arrivée de M. de Luceval ; il ne veut

CAMILLE. Juste; c'est si bon du pain bis et de la

pas être connu, et je lui en ai donné ma parole.

crùni'.

iiucouDRAi. A merveille. 11 paraît que le jeune prince

MADAME DUMF.sMi., ùpart. Ail! mon Dieu! ce jeune

veut garder l'incognito, c'est charmant ; des manières

homme qui va arriver; quille mincfera-t-elle à table?

de yrand seigneur.

{Haut.)h' vousdemande de quoi vousallezvonsaviser?

M. Di'MKSMi.. Kh! non. c'est au contraire pour en

CAMILLE. Tu as peur que ça ne me fasse mal ; mais

agir plus sinqilement qu'il doit se trouver ici par ha-

soistraïKiuil'e, je vais faire d'ici au dîner une prome-

sard, et pour marchaiidL'r iiueliiues arpents de (erre.

nade à àne; déjii j'ai donné mes ordres.

DUCoiDRAi. Encore mieux, c'est un petit njmaii (pii

MADAME DUMESML, à part. 11 uc manquait plus que

commence. 11 paraît que votre gendre futur est un

cela; s'en aller au moment où .son futur {Haut.)

jeune homme ii sentiments.

Non, Mademoiselle, vous esterez; je le veux. Mais

M. iiiMrsMi., l'emmenant. Tiens, tu as beau faire.

comme te voilà fiite! Pourquoi n"as-tu pas mis une

lu es piqué contre lui.

robe qui fût mieux que celle-là?

DLCoiDiiAi. Moi! si l'on peut dire!.... [Onciilendla

CAMILLE. A quoi bon ? c'est celle de tons les jours.

ritournctle de l'air suivant.)

et vous m'avez dit qu'il ne fallait pas être coquette.

MAiiAMKiaMivSML. lib! partrz douc, Car voici uja lilli;.

MADAME DUMESNIL. Tu as l'aisou : c'cst-à-dire , ce-

pendant il y a des occasions... Dis donc, Camille,

(iii a porté dans ta chambre une robe rose que tu de-

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