‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 515 sur 809 · ESTHER, LA MAROIJISE, JAPHET, TIMOTHÉE · texte numérisé non relu

ESTHER, LA MAROIJISE, JAPHET, TIMOTHÉE

JAPHET. Venez, Madame, venez... prenez part à ma

joie voici un ami dont le zèle a enfin pénétré ce

mystère qui faisait son désespoir...

ESTHER. Est-il possible?

JAPHET. Oui, Madame... preuve en main... déclaration écrite et aulhcntiquc.

ESTHER. Quel bonheur!

TIMOTHÉE. C'est le fils... l'héritier légitime d'un pair d'Angleterre... d'un grand seigneur dont vous me parliez ee matin... de lord Ephelslon.

LA MARQUISE. Gi'aud Dicu ! . mon cousin!..

icsTHKii, tombant sur un fauteuil à droile. Mon père!

JAPHET, tombant sur un fauteuil à gauche. Vous, ma sœur!

TIMOTHÉE. Justement,., vous^êtes parents et de

très-près,,, je m'en vante... Est-ce heureux,., eh bien! qu'a-l-il donc? et Mademoiselle aus.si... ils se trouvent mal tous les deux... c'est de joie.

JAPHET. Eh non !,,c'estde rage, ,,c'estdc désespoir... celle que j'aime... que j'allais épouser... c'est ma sœur!

TIMOTHÉE. Ah ! mon Dieu !.. (Avec trouble, a ta marquise.) C'est juste..: ce que vous me di.siezce malin... le duc, qui ayant perdu sa femme et son fils... devait vous épouser... et alors les circonstances... Qu'est-ce que j'ai fait là?

JAPHET

JAPiiET. Ma perte etmrm supplice car, enfin

oliscnr... ififnorc... sans fortuiii'... sans naissance

j'i'laislienreux... elle ponvaitètro à moi... mais, maintenant, ta lalale diconverle...

TiMOTiiÉE. Permettez.:, permettez... {A Juphl.) P.ir-

diinnc-moi... j'ai cru liien faim... c'étiiit puiir tdi

pour ton bonhenr, qne.je t'avais fait sraml seigneur... mais (lès que ça te conli'aric... tu n'es plus rien.

J.^PHET. Oue rlis-tn?

TiMOTHÉE. Je te reprends ta nais-sancc... tes titres... ta fortune.

j.\i'HET. As-tu perdu la tèlc?

TiMOTHÉE, se frappant le front. C'est vrai!., je ne le peux plus. .. c'est maintenanl en son nom. ..les preuves. . . les déclarations... tout est changé, falsifié... impossible de nous reconn-jitre dans nos pères... nous qui n'en avions pas, nous n'en avons que trop maintenant... et puisque j'ai poiu' jamais causé ton malheur...

jAcnET. On vas-tu?

TiMiiTHÉE. Me jeter |iar la fenêtre.

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