‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 520 sur 809 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

BELJaMBE, ANGELINA, AMANDA, JOSÉPHINE, TOINEÏTE.

CHOEUR

Ain d'Armide.

Quelle route inhumaine!

Quelle chaleur! c'est à périr ; Mon Dieu, qu'on a de peine Pour avoir du plaisir! ^

AMANDA

Il faut, Mesdemoiselles, 'Vous résigner ici; Le plaisir a des ailes. Pour qu'on coure après lui.

lOUTES, en chœur.

Quelle route inhumaine! etc.

BEUAMBE, s'avançant. Me ser»-t-il permis, Mesdemoiselles, de vous offrir mes hommages?

TOUTES. Eh! c'est M. Beijambe; [Bas, à Angelina.) est-ce que tu le connais?

ANCELiNA, bais.mnt les ijeux. Oui, depuis quelque temps; je l'ai rencontré, il y a quinze jours, au bal de Saint-Mandé.

AMANDA. Elle ne nous en avait pas parlé.

BKi.iAMBK. Je vois qiic ces dames ont à se plaindre de la chaleur et de la poussière ; les roses craigniîiit le soleil.

josÉPUiNE. Et surtout les petites voitures, on y est tellement secoué...

BEUAMBE. Je comprends ; ça les effeuille. çaefTeuille les roses; continuité de la métaphore.

ASCELiNA, à Joséphine. Tu as sans doute paye- lo cocher ?

JOSÉPHINE. Non.

LE BAL CHAMPETRi:.

TllINF.TTE. Ni niiii.

AMANPv. M moi.

JOSÉPHINE. ]l varroire qu'il est relcmi pour la soiive.

BELiAMBE. Jo coui's toiil arranger.

ANGEiiNA. Ah! iiTin Dii>ii ! Moiisicur, que vousiUes lion ! L'ti cocher en capote.

AMANPA. LIii cuiinou jaune.

JOSÉPHINE. Un choval borgne.

TorNETTE. Et l'autre boiteux.

BEUA.MBE. Ah! diable! j'aurais voulu quelfjuc chost flo plus caractérisé, car voilfi un sigualeuieut bien vague et bien général ; mais enfin, je tà';iii-r,u fie suppléer; je cours, et je reviens. (Il sort.)

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