‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 522 sur 809 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les PRÉCÉDENTS, BELJAMBE, se disimlanl nL-ec POUSSIF.

B!^LJAMBE. Je VOUS prie de me laisser ; je vous dis que vous èlcs un insolent ; entendez-vous, mon cher.

poiissiE. Je ne vous quitterai pas que je n'aie mon compte, vrai, comme je m'appelle Nicolas Poussif, conducteur de coucous.

ANGELINA. Eh! mon Dieu, qu'y a-t-il donc?

POUSSIF. Allons, décochez la pièce de cinq francs; et que ça finisse.

BELJAMBE. Je VOUS ai dit que je vous donnerais quatre francs ; c'est le prix convenu avec ces dames.

roirssiF. C'est vi-ai, si c'est ces dames ipii paient elles-mêmes, parce que je suis galant; mais dès que c'est vous, ça devient plus cher.

BELJAMBE. C'cst ça, il mc fait payer à l'heure ; et il paraît qu'il en a mis cinq pour venir de Paris ici.

poissiF. Qu'est-ce que vous dites?

r.ELJuiBE. Je dis qu'avec vous, mon cher, il n'y a jiis be<oin de faire assurer la grande route par la compagnie duPhéuiv, parce que votis ne brûlez pas le liavé. (Toxitfs les dames se mettent à rire.)

POUSSIF. Ah! tu fais le joli-ecuur ; ce sera vingt sous de plus, (in je fais claquer mon fouet.

BELJAMBE, aux liâmes. Vous voyez bien que c'est un grossier personnage, rpii n'a pas l'habitude de la société; jc lui donne les six fran-s, par égard pour vous, [.l Poussif.) Va, si je n'étais pas avec des dames, je te mènerais loin, mon drôle.

LE BAL CHAMPÉTOE.

POUSSIF. Et comment ça?

BELJAMBE. Je Ic mcMerais à la préfecture, à Paris; et même maiiilenant... {A Angelina.)

Aia : Tenez, moi, je suis un bon homme. Sans vous, sanS votre compagnie.

Déjà, je l'aurais 6clopé.

AMANDA, le retenant, .

Ah! Monsieur, je vous en supplie.

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