SCÈNE XI
M. ET MADAME DURFORT
MADAME DURFORT. Quoi ! Monsicur, pas un seul petit bul dans votre hôtel, pas même pour votre fête?
jjURKORT. Non, .Madame; je n'en donnerai pis un de l'hiver. Je ne puis soullrir les bals de Paris; ceux de la campagne, c'est différent : aussi je vous ni'ne à
LE BAL CHAMPÊTRE
toiilf s les réunions clianipétres des environs, à toutes les fêtes luilrunaics.
MADAME DiiiiuRT^ommc c'est .amusant! L'autre semaine à Ueudoii, dimanche dernier à Fontenay : je prévois que ce soir je vais périr dVnnui.
M. DL'RFORT. Parce que vous ne trouverez point ici votre société ordinaire; parce que vous n'aurez point, comme dans la capitale, une foule déjeunes gens qui vous feront la cour.
MADAME DURFORT. Saus doute; dans les bals de Paris, il n'y a que cela d'amusant.
M. DiiRFORT. Est-il possllilc d'être ))lus coquette !.... Eh bien! Madame, voilà pourquoi je les supprime; de pareilles réunions sont la perle des mœurs. Ici, au contraire, quelle candeur! i|uellc innocence! de bous villageois, simjiles et sans pi-étentiou, de jeunes paysannes bien franches et bien naïves (Apercevant Ainielte qui s'avance.) Tenez, par exemple, regardez celte petite fille qui s'avance vers nous.