SCÈNE XV
HlîNniETTE, seule. Nanci, ilniiiio-iiioi mon \o\V\ Oiiaiid j'y pense, oo moyen est bien un peu hanli; niaisil n'en est pas d'anire. Ali ! inonsienr le capitaim', voire coniiuitc mérite liieii une leçon, et c'est imiu sexe entier que je Vais ventjer.
RONDEAU
.\m : Ali ! Mademoiselle, si jeune et si belle (du Macic,ii:v
SANS MAGtE).
Vous, ML'sdemoiselles,
Gcniilles et belles.
Que dans ses projets
Un l'at Tout surproiidrc,
Sacliiï vous di'fuiulrc,
Et vunoz apprendre
Ciimnir il taut li'S prendre Eh leurs propres filets.
A vaincre sans cesse
Ces messieurs sont fails;
C'est notre faiblesse
Qui fait leurs succès :
Mais (piand, dans son àuvi,
On a (lit : Je veux.
On a, quoique femme,
Autant d'esprit qu'eux.
Vous, MesderaoiseUiS, etc.
Tous ces militaires
Ne nous rraii-'nent çnir 'S,
Et penseut peut-être
Qu'ils n'ont (pi'à paialtro •
Pour nous vainci-e aussi :
Ce beau capitaine
Croit (;uc l'on nous nu^nC
Comme l'ennemi.
Ob ! mais il s'abuse,
S'il croit, par la ruse.
L'emporter ici.
Vous, Mesdemoiselles,
Gentilles et belles,
Que diuis ses projets
Un fat veut-surprendrc.
Sachez vous défendre.
Et venez apprendre
Ciimme il faut les prendre .
En leurs propres fili'Is.
Prouvons-leur, Mesdames,
Qu'on a, quni(pie l'eninies, '
.■Vulant d'esprit qu'eux.
Oui, prenons-les l>ans leurs propres filels. •