SCÈNE XVIT
Les précédents, M.\DAME LOCARD.
MADAME LOCARD. Mille pardoiis. Messieurs, de vous avoir fait attendre... {A madame de Beaumont.) C'est
LA CHARGE A PAYER
bien aimable à vous cl'èlre venuo; je n'osais y compter. Vous avez reçu mes deux lettres.
MADAME DE BEAUMOM. Jc n'cii ai Tcçu qu'uue.
MADAME LocABD. CcUc qui VOUS luvitc à dinep? c'est le principal, puisque cela me procure le plaisir de vous voir; mais, dans l'autre, qui était de deux ou trois pages, et que probablement vous recevrez ce soir, j'entrais dans des explications et des arrangements qui nous sont particuliers, et qui ennuieraient beaucoup ces messieurs. D'ailleurs, Madame, tout à l'heure, au salon, nous en causerons, et deux mots nous mettront bientôt d'accord.
DURAND. A la bonne heure; mais nous aussi, nous aurions encore quelques renseignements à vous demander.
PLACIDE. Oui, Madame, desinstructions etdocuments.
MADAME LOCARD. Vraiment? vous me dites cela d'un air bien sérieux. Tant mieux ; j'aime beaucoup les graves conférences, et quand vous voudrez... (^ son fils.) Mais que faites-vous donc là, Alexandre? y pensez-vous! Donnez la main à Madame, et conduisez-la au salon, où je la rejoins dans l'instant.
ALEXANDRE. Oui, ma mère. {A part.) Il paraît décidément que c'est celle-là qu'on préfère. (// sort avec madame de Beaumont.)