‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 612 sur 809 · MAD.4ME DE VERVELLES · texte numérisé non relu

MAD.4ME DE VERVELLES

AiR : Dans ce castel dame de haut liijnajo. Que faites-vous? ipiel transport vousauiuii?

LE BAISER AU PORTEUR

DERVILLE

Ne puis-je pas, dans ce jour fortuné.

Toutes les deux vous iembrasser sans crime? Oh m'accusait, et tout est pardonné!

Un doux espoir me ranime et m'égaye.

Sur l'avenir me voilà rassuré.

{Regardant la tante.) Car, malgré moi, si le passé m'elfraye,

{Regardant Jenng ) Par le présent mon cœur est enivré.

Il est donc vrai, ma chère tante! tous les nuages sont dissipés... vous consentez à mon bonheur.

MADAME DE vERVELLEs. Eh! mais... quant à moi, je n'y vois point d'obslacles... Après une action comme la votre, moi qui vous parle, je vous épouserais les yeux fermés.

DERVILLE, effrayé. Ah Dieu ! (Se reprenant.) C'est bien aussi ce que je ferais, Madame, si j'en étais là.

MADAME DE VERVELLES. Oui, Hiais Ce n'est pas de moi, c'est de ma nièce qu'il s'agit; elle n'est pas encore décidée, elle voudrait des preuves encore plus grandes, s'il est possible; et puis le major Valbrun qui lui l'ait la cour, est aussi fort aimable; enfin, tâchez de la persuader; je vous laisse avec elle; je vais au château, où mon homme d'affaires m'attend pour terminer avec mes fermiers.

DERVILLE. Adieu, ma chère tante... Philippe, suivez madame la baronne. [Philippe et madame de Vervelles sortent.)

Page 1