SCENE II
FRANGINE, OELVAS.
d'eivas, entrant par la gauche. Eh bien ! tu dois être contente!.. Te voilà traitée avec tous h's égards dus à Ion rang... te voilà installéedansle château rojalde Brighton..
FBANCiNE. D'où nous ne pouvons pas soitir...
d'elvas. Qu'importe?., tu as de beaux meubles et des appartements dorés.
FHANCiNE. La belle avance, quand on est en prison !
d'elvas. Plus ou moins toutes les reines en sont là... et tu as comme elles un entourage, une cour, des gens pour te servir... tn vas l'asseoir à une table rojiile qui ne te déplaît pas... car tu es gourmande... j'ai vu ça!..
FHANCINE. La première fois, je ne dis pas!., mais dîner seule... c'est ennuyeux... i;a filerait l'appélit. ..
d'elvas. Ta dignité royale le veut.
FRANCiNE, ai'Cc impntienre. Est-ce que cette dignité-là ne va pas bientôt Unir'/
d'elvas. Je l'ignore... Enfermé comme toi, je n'ai pas de nouvelles.. Tout ce que je sais... c'est que les autorités de Brighton sont plus embarrassées que nous. .. elles ne savent que faire de nos personnes et attendent des ordres supérieurs qui n'airivenl pas.
FRANCiNE, d'un Inndécidé. Qu'ils s'arrangent... je n'attends pas davantage... et aujourd'hui même j'abdi(|ue !..
d'elvas. Tu crois ça?.. Tu aurais beau dire m.iinlenant, tu le persuaderais personne... et que tu le veuilles ou non, il faut que tu sois reine.
FRANCiNE, avec colère. C'est une indignité! c'est une Uahisun!.. car enfin, si pendant ce temps-là Marcel .se marie... qu'est-ce que je ferai de ma fortune?
d'elvas. Silence!.. Voici peut-être des nouvelles qai nous arrivent.