‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 769 sur 809 · SCENE VI · texte numérisé non relu

SCENE VI

Les i'ulClDenTs, LORÉDAN, sortant de la parie à droite.

i.iitiKD.'.N, entrant lentement, et en rivant- Oui, nu- Jourd'iint iiiùme, avant uo'.rc départ, jç veux, jo doi» assurer son sort,

jiALiPiEnl, à part. Tou^oiiis préocaupé!

EoriLUA.N, s'approeluint de la table à dr,iile da spei'' t iletir, prés du canapé, et uperectiant llaydéi', \\»uU\\, Veuillez dira à Domenico de me doiinôr ce ip\MI fuit jinur écrire?

iiAïDÉE, regardant auloue d'elle. Dominico n'e.sl [-.as 1.1, nuis ce (pie vous dem:iiid », miitre, je l'.ipporturai iiiui-m me! {tille sort.)

louldan s'assied snr le eaimpê, appuie Hsdeuvfaudts sur la tab'c et cache sa If te ^nlre ses maim puis leiHint les yeux, il aperçoit Malipieri qui l'ex'ainina avec enrioiilé. (lue faites-vous là? que voulez-vous'?

jiii.iPiEnl. Votre cscellencc a-l-ellc déjà oublié le rendez vous qu'elle m'a donné ici, il y a une heure?

LoiiLDAN, comme sortant d'un rêve et lui tendant la main avec douceur. Pardon!., parlez!

HALii'iLRi. Vous avez actpi s gloire cl ricliessc. Monseign.iir, et moi, (lui me bats sous vos ordres, moi, patricien-, i|u. au;a's droit au commaudenieut d'un navire, j'atlcnds eucore av.incement et iortune!

LOULDAN, froidement. C'est pent-éire inouïs ma fiu!e (]ne la vùlre I c'est à vous de taire ndtre les occasions!

mal"p:eri. Il s'en présente une ; hier, au bal ipie donnait le gouverneur de Zara, j'ai aperçu... j'ai admiré une jeune lillc que l'on dit voire pupille...

LonLDAN, avec émolion, et se levant.. .\li!.. Rafaéla Dû.ato!.. Eb bien!

PREMIEn COUPLET.

MALlPIEnl.

A la voix séduisante, Au regard virginal, Par sa grâce tuucbanlo Elle cbarmait ce bal.

Dans mon imo ravio, M'evprimant sans détours.

Le bonheur de ma vie Est de l'aimer toujours!

LOnÉDAN, /'rouicmenf. Et vos droits... vos titres!

MALIPIEDI.

.l'ai perdu l'opulence.

Mais, noble par le sang, J'ai déjà su, je pense.

Montrer quelque talent!

Que sur vous je m'apimic, Je réponds du ilestiii...

{Mon:r.int l'appartement de [tafa'cla.) Le bonheur de ma vie Est d'obtenir sa miin!

Pardonnez mon audace!

Pardonnez un cœur bien é;iri3 Qui réclame un tel prix!

Réponilez-moi, de gr.\ce.

J'attends, ain inl discret, A!oii arrêt!

(.1 la fin de ce ilernicr couplet. IJii\)dc'> rentre porinni du papier, des plantes, de ta vire et une lar<ie l'critoire en hroH^e doré , qu'elle pose sur h table ù droite, oit brûle déjd une lampe )

LonÉDAX, à Malipieri. Je vous remercie, segneur Malipieri, de l'honneur que vous dalgueî faire à Rafaela, ma pupille, et à moi; mais j'ai sur elle d'aulies vues!

MALiPitni. Losquellosî

LoBLDAX. Vuu» les connaître» îi monreleur à Venise, et vous savez quo cela ne lardera pas. Nous mettrons demiin (lia voile; occupej-voiis du di^p.Tftl I-a Dottc turque vcit, dit-on, ce que je ne puis cro'rc, nous fermer le passage et lions einpéplior de rentrer à Vunlse., cela me regarde... vois viendrez, avant de vous retirer, prendre inescrdres, pour demain !, je uc vous reliens plus. {Malipieri s'incline et sort par la porte à (jaucUe.)

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