SCENE VII
LOHÉDAN, se jetant dans un fauteuil, à gauche, IlAYllÉE.
lUYPÉK, t'tipproehent doucement de I.orcdan qui est Uisis. Ali! que vous avez bien f.iit de le refuser, m dire, il n'a jamais aimé votre puidlle.
LiiHEnA^, iouriaut. En vérité!
iHVnÉB, à demi'VOije. Bien plus olicoro, c'est votre ennemi mortel. Envieux do vos succès, il no rêve que v(dic perte, et j'ai idée qu'il n'a été placé auprès de vous par le doge et le consdl des Div, que pour espionner toutes vos aciions !
MiRLDAN, souriant. Tu le crois I
iiAVDEE. Oui, niiilre.
LonLDAN, de même. Et moi, j'en suis sûr! {Se levant.) Il en fut toujours ainsi dans notre sér.niss.me république, elle ne vit que p'our la déliance. Mais bientôt j'irai moimême rendre mes comptes au doge et au sénat.
iiAVDEE, occc émotion. Oui, je l'ai bien entendu. C'est deinan que vous partez!
LijKEDAN. Avec Rafaola, ma pupille, ipic j'eminéiie et que tu accompagneras !
iiAYDLE, Iressaillan'. ''\lo\\
LunLDAN. A moins qu'a bord de noire vaisseau tu n'aies peur de la mer et des otages.
HAVDEE, Ce n'est pas là co qui m'effiaie.
Lor.LDAN. Serait-ce la flotte turque?
iiAVDEE, Non, maître... car vous serez là!.. C'est à eux de craindre... et puis vous le savez... j'ai vu deji d^s scènes plus terribles.
LOREDAN. Oui, pauvre jcunt! fllle!.. l'incendie... le pil- 1 ige... le mcurtie des tiens I
HAYDEE. 11 y a d'aulies dangers.
LORLDAN. Lesquels!
iiAVBEE, troublée. Lesquels .. maître ,. {Vivement .] Eh mais! la li.iinc société do ce Malipieri.. qui vous menace... vous et lu signera peut èlre!
LOBEDAX llcurouseinent, elle aura d'ici à quelques jours un piotecteur, un mari.
iiAVDEE. Ali! vous lui cn destinez un?
HAYDI'ilL:.
uiVDBKt Ati! que VOUS avei bien fdit de lu refuser, matlrc, il n'a jamais amé TOlre pupille. Acte {"', scène 7.
LOnÉDAN. Oui!..
iiAVDEE. Et c'est?..
r.OBEDAN. Moi!..
iiAYDEK, à part, avec émolion. Lui!.. Mon Dieu! LonEDAN, froidement et sans la regarder. Oui, moi. iiAYDEE. Ail' je compreinls... vous l'aimez! I.OBEDAN, secouant la tfte. Non! et si j'eusse été mon maître, ce n'est pas là peut-être ce que j'eusse rêvé. HAYDEE, ai'ccc'mofion. Et pourquoi donc alors... pour-
I|ll0i?..
LonÉDAN, brusquement. Il le faut... je le dois, je l'ai juré !
HAYDÉE. A qui donc?
toBEDAN. A queliiu'uii qui me toit... qui m'entend...
HAYDÉE. Comment cela?
LOntDATi, séiérement. Si tu m'es dévouée... pas un mot de plus sur ce sujet.
HAYDEE. Oui, maître. (Timidement.) Et Rafaèla, votre pupille, est disposée... à ce mariage?
LonEi'AN, comme sortant d'un rêve. Ah ! tu as raison... Je ne lui en avais pas encore parlé... La voici I