SCENE IV
Matelots au fond du théâtre, assis ou couchés, d'autres occupés à différents travaux: RAFAELA s'est avancée rêveuse au bord du théâtre; H.\YDÉE.
lUYDÉE, s'approchant de Rafaëla, et à demi-voix. Si
pensive cl si triste en un jour de victoire!
R.\F.4ELA, viven\ent, et sortant de sa rêverie. Moi!..
HAYDEE, souriant. Et l'intérùt que vous portez à mon jeune protégé qui me semhlc aussi le vôtre! {Geste de Rafa'c'la.) Ah!., il faut tout me dire, ou, pour ma part, je lui retire ma protection ! El d'abord, conimeut vous connaissez-vous"?
BAFAELA.
AIR
Unis par la naissance,
La famille et l'amitié,
Djns mes rdves d'enfance Il était de moitié!
Et puis... vint le malheur qui sépara nos jours. Et je ue le vis plus... mais j'y pensais toujours!
CAVATINE
Ah! que ses accents Me semblaient touchants, Quand il s'éloignait Et qu'il me disait :
L'honneur me réclame.
Je pars, je suis sa loi!
Mais mon ime Restera près de toi!
îl est parti, pour un devoir sacré.
Jurant qu'il reviendrait glorieux, honoré! Ah! que ses accents Me send)l;iicnt touchants.
Etc., etc.
iiAVDEE. Silence!., des matelots qui s'approchent!.. {Elles s'éloignent toutes deux et remontent le théâtre à gauche en causant à voix basse.)