SCENE III
HAYDÉE, RAFAELA, ANDREA et DOMENICO, que l'on ne voit pas encore. Voix en dehors.
PREMIER COUPLET
Glisse, glisse, ô ma aondole, Sur les flots riants d'azur.
De Venise , mon idole , Tls reflètent le ciel pur !
RAFAELA.
C'est la voix d'Andréa!
ANDREA, paraissant, au fond, sur la gondole que conduit Domenieo.
Amant toujours Mile, Auprès de toi j'accours!
0 Venise la belle , Venise, mes amours !
{Domenieo et Andréa débarquent au pied des murs du palais.) ANDREA, pendant que Domenieo amarre la gondole.
DEUXIEME CODPLET.
Sur les rives étrangères On rencontre en voyageant.
Des cités, beautés allières.
Qui séduisent un instant;
Mais, en amant fidèle.
On te revient toujours ,
0 Venise la belle,
Venise, mes amours!
HAYDÉE, qui a regardé avec inquiétude autour d'elle. Où donc est Lorédan?
ANDREA. Dans la salle du sénat !
DOMENICO. Où je l'ai conduit et où il était obligé de se rendre !
ANDREA. Mais au moment où il m'a aperçu , son front sombre et soucieux s'est éclairci, et me prenant à part, (Ah; que je suis glorieux de tant de laveur et d'estimt) , il m'a chargé, moi , d'un important et secret message , à deux pas d'ici! Prends ma gondole, a-t-il dit, va vite , et qu'à mon retour , je te retrouve à mon palais.
HAYDEE. Et qu'est-ce donc? de quoi s'agit-il?
ANDREA, s'inclinant. Pardon, senora, ce que m'a confié mon général, je ne puis le dire à personne...
HAYDEE, soiin'aHf. A moi, je comprends. [Montrant Rafa'éla.) Mais à elle...
ANDREA. Pas même à Rafaëla!
HAYDEE, affectant de sourire. Oh! alors, c'est un grand secret!
RAFAELA, à .indrca. Allez donc vite et revenez!
ANDREA, s'éloignant par la gauche. Adieu!adieu !..