‹ Œuvres complètes de E. ScribeChapitre 802 sur 809 · SCENE VllI · texte numérisé non relu

SCENE VllI

LORÉDAN, seul, regardant autour de lui les drapeaux que l'on vient d'attacher aux murs de son palais, et qui te balancent au-dessus de sa tête.

ROMANCE

PREMIER COUPLET

Adieu donc, noble ville,

Qui paya ma valeur!..

Mourir est plus facile

Que vivre sans honneur!

Ma vie... ici flétrie

Doit s'éteindre en ce lieu!

Adieu! gloire et patrie !

0 mon honneur... adieu!

(0)1 entend en dehors, dans le lointain, une ritournelle

joyeuse, et Lorédan écoute.

Ce sont nos gondoliers! au palais du vainqueur. Us viennent pour chanter ma gloire... et mon bonheur!

CHŒUR, en dehors.

Gloire! gloire! au fils de Venise Par qui la mer est soumise. Digne de vos nobles aieos.

Vivez longtemps, vivez heureui!

LORÉDAN

DEUXIÈME COl'PLET.

Vous à qui se rattache Mon bonheur le plus doux, J'aurais, pur et sans tache, Voulu mourir pour vous!

Mais le ciel répudie Jusqu'à mon dernier vœu.

(Tirant son épée.) Adieu! gloire et patrie!

0 mon honneur, adieu!

CHŒUR, en dehors.

Gloire aux fils de Venise, Vainqueurs du musulman, Par vous, 6 Lorédan !

La mer nous est soumise; Digne de vos nobles aïeux, Vivez longtemps! vivez heureux!

LOREDAN, répétant avec émotion.

Oui, disent-ils... dans leurs souhaits ji yeux! Vivez longtemps ! vivez heureux!

Adieu tout ce que j'aime!..

(Il place à terre la garde de son épée et va se précipil.r sur la pointe; apercevant Haydée, il s'arrête.]

Ociell

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