MARGUERITE AU ROUET
{Poésie cUlewumde. — acsTHs)
Ma paix est loin, mon cœur est lourd! — La paix Ne reviendra jamais, ohl non, jamais!
Ah ! c'est ma tombe, Où lui n'est pas.
Un voile tombe Devant mes pas.
Ma pauvre tête Tourne déjà...
Avec ma fête Elle s'en va.
Ma paix est loin, mon cœur est lourd! — La paix Ne reviendra jamais, oh ! non jamais !
C'est lui que je guette Aux vitres toujours; Dehors, inquiète, Pour lui seul je cours.
Voilà (quel délire !) Son port gracieux, Son tendre sourire.
L'éclair de ses yeux ; Sa voix qui résonne Pour m'électriser, Sa main qui frissonne...
Ah! Dieu! son baiser!!
Ma paix est loin, mon cœur est lourd! — La paix Ne reviendra jamais, oh! non, jamais!
Après luij sans rien craindre.
S'élance mon désir;
Ne pourrai-je l'atteindre
Là-bas, et m'en saisir!
Et puis, libre et maîtresse,
De baisers le couvrir?... •
Dussé-je enfin d'ivresse
Sous tous les siens mourir!
Ma paix est loin, mon cœur est lourd!...