ÉCOUEN
(air du montagnard iuiOKé)
Revoyez ces lieux pleins de charmes, Où, tremblant d'espoir et d'alarmes.
Votre mère, un jour, vous mena.
En larmes.
Et revint appelant : Anna!
Annal
Venez, montrez-nous votre place Dans la chapelle et dans la classe; Et le ruisseau qui, vous servant
De glace.
Vous vit heureuse, et bien souvent
Rêvant.
N'est-ce pas à cette fenêtre,
Les soirs, avant de nous connaître,
Que vous chantiez un chant d'amour.
Peut-être ?
Et les oiseaux restaient le jour
Autour.
Voyons la chambre calme et sombre Où, parmi vos sœurs en grand nombre, La lune glissait doucement
Dans l'ombre.
Pour baiser votre front charmant
Dormant.
Où donc est la salle profonde
Qui vous applaudit, jeune et blonde.
Quand le guerrier qui gouverna
Le monde Comprit vos yeux et devina
Anna!