AU PRINCE ELIM MESTGHERSKI
Cher Français de Moscou, blond Scalde, dont le luth Assouplit à nos vers ses cordes boréales ; Prince! qui, courtisant nos muses, tes féales. Obtins, à nos dépens, que leur faveur t'élût;
Si quelques-uns de nous ont péché; s'il leur plut, Littéraires frondeurs, se faire rois des halles, La chaste poésie, aux formes idéales, A, dans ton saint laurier, sa branche de salut.
Qui pourrait voir d'un œil de haine et de colère Se lever dans nos cieux ton étoile polaire, A leurs astres rivaux mêlant ses rayons d'or?
La France à ses tournois t'accueille sans alarmes ; Tu triomphes, mais fort et paré de ses armes : Ta victoire pour elle est un hommage encor.