LES RUINES DE THOREN
(Poésie anglaise. — lady ***)
Au-dessus des sombres vallées Thoren au soleil luitencor; Le long de ses tours mutilées, Glisse le dernier rayon d'or.
Regardez 1 regardez! 11 écrit sur la pierre : fit Ainsi passent bientôt l'orgueil et le pouvoir; L'éclat de la fortune altière Fuit comme le rayon du soir. »
Au loin tinte et gémit la cloche, Dernier son dans les airs vivant.
Qui roule et des cieux se rapproche, Emporté sur l'aile du vent.
Écoutez l écoutez I — La cloche salutaire Semble dire à chacun : « Soiige au soir éternel, Où tes sanglots, nés de la terre.
Frapperont aux portes di%ciel. »
Mais déjà tout dort, rien ne bouge, Si ce n'est, sur l'humide champ, La dernière vague encor rouge.
Plaintif oreiller du couchant.
Écoutez! écoutez! mourante, elle soupire:
« Aux lueurs de l'espoir ne livre point ta foi; L'illusion terrestre expire Ainsi que ce reflet sur moi. »
Maintenant l'ombre épaisse et noire Tombe en silence sur la mer.
Ressuscitant dans la mémoire ■ Chaque rêve Inquiet et cher.
Regardez! regardez !... maïs plus haut que ce monde, Sur vous, de tous ses yeux veille le firmament : Puissent vers la clarté féconde Vos cœurs s'envoler saintement !