LA NUIT DE JEANNE
Minuit frappait à la grande pendule
Et la grand'mère avait les yeux fermés;
Mais l'ombre est chère au cœur tendre et crédule...
Et vous veillez, Jeanne, car vous aimez !
Vos longs regards, perdus dans une étoile, Y vont chercher des regards enflammés;...
Mais quoi! déjà le bel astre se voile...
Jeanne, aime-t-il, celui que vous aimez?
Les chants d'un cor ont percé la nuit sombre; Un doux frisson court dans vos sens charmés... Mais quoîl là-bas, les chiens hurlent dans l'ombre... Jeanne, vîent-il, celui que vous aimez ?
Et puis, soudain's'arrête la pendule; Les deux flambeaux s'éteignent consumés...
Tout est présage au cœur tendre et crédule... Jeanne, est-il mort, celui que vous aimez?